Approche technologique – Politiques d’innovation – Gestion des brevets et Management des connaissances


Définition : 

La technologie est l’application concrète de connaissances scientifiques ou techniques à la conception, au développement, et à la fabrication d’un produit.

L’évolution technologique caractérise l’environnement de la 3° révolution industrielle. Nous évoquerons tout d’abord les composantes essentielles de l’analyse technologique puis les caractéristiques de la nouvelle ère technologique de la 3°révolution industrielle.

 

I –  Composantes essentielles de l’approche technologique

 

 

A – Technologies embryonnaires – Technologies émergentes – Technologies clés – Technologies de base

Un ensemble d’indices permet de déceler de façon approximative à partir de quel point le processus de développement d’une technologie a atteint son stade d’efficacité maximale.

Le cabinet Arthur D. Little propose une répartition des technologies en trois grandes catégories :.

  • Les technologies embryonnaires
  • Les technologies émergentes.
  • Les technologies clés
  • Les technologies de base.

— Les technologies embryonnaires sont en phase finale de recherche / développement.

— Les technologies émergentes sont des technologies en phase de croissance appelées à remplacer à terme les technologies clés.

— Les technologies de base sont des technologies dont l’entreprise à la maîtrise mais dont la concurrence a également la maîtrise. Leur impact concurrentiel n’est donc pas très significatif.

— Les technologiques clés sont celles dont l’entreprise à la maîtrise mais pas la concurrence. Leur impact concurrentiel est, bien entendu, beaucoup plus fort que celui des technologies de base. L’avantage qui en résulte pour l’entreprise est certain.

 

Cycle de vie des technologies : 

anatech

 

 Le cycle de vie des technologies se caractérise donc par une transformation des technologies embryonnaires en technologies émergentes puis en technologies clés puis en technologies de base.


B
– Technologies et avantage concurrentiel

1 — La technologie influe sur l’avantage concurrentiel quand elle joue un rôle important dans les coûts ou la différenciation d’une firme rapport aux autres. En fait les relations entre la technologie et l’avantage concurrentiel sont réciproques. La maîtrise d’une technologie peut assurer un avantage concurrentiel certain et l’avantage concurrentiel peut favoriser l’émergence de nouvelles technologies. Une sorte de cercle vertueux est ainsi mis en évidence.

Par exemple, c’est en atteignant une certaine échelle de production qu’il devient possible d’utiliser un équipement d’assemblage automatique haute vitesse. Dans cet exemple, ce n’est pas la technologie qui est source d’avantage concurrentiel mais c’est plutôt l’inverse. Par contre, une firme capable de découvrir une meilleure technologie que ses concurrents pour accomplir une activité donnée acquiert un avantage concurrentiel.

Par ailleurs, le lien entre le développement technologique et les facteurs d’évolution des coûts est évident :

Par exemple, la hausse spectaculaire des coûts de l’énergie a fait de l’électricité et l’élément le plus coûteux dans la fonte de l’aluminium. De ce fait, de nombre producteur, dont les Japonais, sont devenus des fabricants à coût élevé. Pour traiter le problème, les firmes japonaises ont travaillé activement sur les moyens de réduire les coûts énergétiques.

On voit donc qu’une nouvelle technologie peut être un facteur de baisse des coûts. 2—La stratégie d’avance technologique et la stratégie de  retard technologique délibéré

technology-298256_960_720Pour définir sa stratégie technologique, la deuxième grande question à laquelle doit répondre une firme est de savoir si elle doit rechercher ou non une avance technologique.

En effet, la décision d’innover donc de procéder à des investissements coûteux en recherche-développement n’est pas toujours très opportune. Il est parfois plus judicieux d’adopter une « attitude de suiveur » que de prendre un risque en cas d’échec de l’innovation.

En d’autres termes, faut-il être l’initiateur d’une innovation dans l’une ou l’autre des activités créatrices de valeur ou faut-il attendre que d’autres aient lancé cet innovation ?

Ce choix semble reposer sur une série de facteurs :

  • La durabilité de l’avance technologique, c’est-à-dire la mesure dans laquelle une firme parvient à conserver son avance sur ses concurrents.
  • L’analyse des avantages qu’une firme pourrait tirer du fait d’être la première à adopter une nouvelle technologie.
  • Les inconvénients supportés éventuellement par l’innovateur.

Ces trois facteurs interagissent pour déterminer le meilleur choix que peut prendre une firme donnée.

En termes d’image de marque, de produit unique en son genre donc en termes d’accroissement de valeur pour le client, la stratégie d’innovation est certainement la meilleure.

Par contre, la stratégie de « suiveur » est incontestablement plus pertinente pour tirer profit de l’expérience de ceux qui ont pris de l’avance.

En bref, il vaut mieux parfois imiter pour éviter des investissements coûteux en recherche-développement ou pour mieux s’adapter aux besoins réels du client.

C – Le couple produit /processus de production

Schéma :

 Phases du cycle de vie du produit

p
h
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Lancement

– Faible volume

– Faible standardisation – Produit unique

Démarrage

– Faible volume

– Plusieurs produits

Croissance

– Volume plus important

– Standardisation moyenne

Mâturité

– Volume important

– Forte standardisation

Déclin

– Volume en déclin

– Forte standardisation – Produits obsolètes

Flux déconnectés
Travail à façon

Atelier

– Main d’œuvre qualifiée

– Investissements légers

Flux discontinus
Série

Projet

– Main d’œuvre qualifiée

– Investissements conséquents

Flux connectés
Masse

Masse

– Main d’œuvre peu qualifiée

– Investissements lourds

Abandon

– Investissements dans un autre processus

Flux continus
Base

Production continue

– Main d’œuvre spécialisée

Delagrave

Le cycle de vie du processus de production se déroule phases successives : démarrage, croissance, maturité, vieillissement.

L’observation du cycle implique des choix financiers, des logiques de production. Au moment du démarrage, la technologie est embryonnaire puis émergente : l’entreprise investit de façon sélective. La phase de maturité repose sur une technologique clef : l’entreprise développe son activité mais effectue systématiquement des contrôles pour s’assurer que la technologie est parfaitement maîtrisée. Lorsque le vieillissement approche, la production repose sur une technologie de base, maîtrisée par tous, et qui, par suite, n’apporte plus d’avantages concurrentiels; alors, l’entreprise doit abandonner l’ancienne technologie au bon moment, même si la nouvelle un niveau de performance moindre.

 

II — L’entreprise et les mutations technologiques

Un certain nombre de spécificités caractérise la nouvelle ère technologique dans laquelle nous vivons. Essayons tout d’abord de comprendre le comportement des entreprises face à ces techniques :

La troisième révolution industrielle est différente des deux premières. Non seulement sa nature est différente, mais cette révolution et plus globale que les précédentes et elle marque une accélération du processus de passage de l’invention à l’innovation. saint-denis_-_les_usinesLes deux premières révolutions industrielles étaient énergétiques, productivistes est capitalistiques :
  •  Energétiques, alors que les technologies actuelles consomment moins d’énergie
  •  Productivistes, alors que les progrès industriels d’aujourd’hui visent surtout à produire mieux.
  •  Capitalistiques, alors que la troisième révolution industrielle et qualitative et intellectuelle.

Elle accumule du savoir et du savoir-faire bien plus que du capital technique.

 

Une nouvelle problématique se dessine pour l’entreprise et les technologies, les produits et les procédés de cette révolution industrielle induisent une extension des opportunités pour la firme mais aussi de nouvelles contraintes.

En raison des mutations technologiques, l’entreprise doit intégrer de nouveaux paramètres dans son système décisionnel.

Cette nouvelle problématique de l’innovation peut être définie par trois caractéristiques majeures : la compatibilité de l’exigence de productivité avec celle de la souplesse de la production — l’osmose entre l’innovation de produits et l’innovation de procédé — et enfin l’incorporation grandissante de services aux produits.

Examinons un peu plus en détail ces caractéristiques :

A- La nouvelle alliance productivité / flexibilité

Classiquement, l’entrepreneur doit opter pour un objectif de productivité liée à une production en série homogène, ou pour un objectif de souplesse permettant de répondre aux besoins précis de la clientèle.

Si bien qu’en période de saturation de la demande, les entreprises se trouvent face à deux contraintes contradictoires : pour préserver ou accroître leur part de marché, elles cherchent à adapter leurs produits aux désirs esthétiques ou techniques particuliers à certains clients mais cette recherche est antinomique avec les principes de la production de masse qui privilégie les séries longues.

Le conflit entre ces deux contraintes, adaptation à la demande et séries longues, commence à être partiellement résolu avec les techniques issues de l’électronique.

microproUn microprocesseur, par exemple, peut remplacer, pour un prix moindre et avec plus de fiabilité, les commandes mécaniques traditionnelles. Il peut être raccordé à un ordinateur qui le commande en temps réel.

 Le développement récent de l’électronique permet ainsi une automatisation intelligente en fonction des besoins. En concevant l’ensemble de l’unité de production comme un système organisé d’automates, on aboutit à un atelier plus ou moins flexibles, une usine ayant une certaine souplesse d’adaptation comparable à celle de l’homme. En quelques heures, voire en quelques minutes, la forme, la matière, la couleur, ou tout autre caractéristique du produit fabriqué dans un atelier flexible peuvent être modifiées, sans nuire à la productivité de l’atelier.

Les technologies de l’information se trouvent ainsi au cœur d’un double mouvement concernant le processus de production et le produit. Non seulement elles engendrent de nouveaux produits très spécifiques mais elles facilitent une organisation productive capable de fabriquer une variété de produits dans des conditions optimales d’efficacité technique, sans nuire à la productivité dans son ensemble.

En d’autres termes, les économies d’échelle ne semblent plus incompatibles avec l’existence de séries courtes engendrées par une différenciation poussée des produits. Dans le contexte d’un atelier flexible très informatisé, on peut même concevoir une production à la demande ayant une productivité comparable à une production en série.

La suppression de l’antagonisme classique productivité et souplesse de l’offre ouvre de nouvelles perspectives à l’activité productive, combinant gains de productivité et segmentation fine des marchés.

B – Innovation de produits et innovation de procédés

Traditionnellement, les auteurs différencient innovation de produits et innovation de procédés en leur affectant un but économique différent – l’amélioration de la productivité est obtenue par une innovation de procédé et l’élargissement des biens offerts sur le marché correspond à une innovation de produits.

Avec les nouvelles technologies, non seulement la différence entre ces deux types d’innovations s’estompe mais des interactions, des inductions réciproques apparaissent. La mécanique en fournit une illustration simple : les microprocesseurs introduits dans les machines-outils ont modifié leurs performances, leur fiabilité. Cette innovation dans un procédé a permis de fabriquer des outils aux caractéristiques nouvelles, donc a induit des innovations de produits.

Réciproquement, pour fabriquer de nouveaux produits, élaborés sur le papier, il faut mettre au point des machines capables de les produire. C’est donc une source d’innovation de procédé. L’exemple le plus flagrant de cette osmose entre innovation de produits et innovation de procédé peut-être donnée par l’image symbolique « des ordinateurs contrôlant la fabrication d’autres ordinateurs ».

C – La fonctionnalisation de la production

Une autre transformation due aux mutations technologiques est le passage progressif d’une « économie du produit » à une « économie de la fonction », c’est-à-dire l’incorporation de plus en plus massive de services dans le produit.

Par exemple, dans l’industrie chimique, le producteur organise un département commercial non seulement pour promouvoir ses produits mais aussi pour conseiller les clients dans leurs autres utilisations possibles, pour leur donner des idées d’applications nouvelles. L’information peut d’ailleurs remonter du département commercial à celui de la production ou même de la recherche, afin de profiter de toute perspective pour des nouveaux débouchés. On débouche donc sur une « chimie fonctionnelle » qui consiste à produire non pas un produit mais un ensemble susceptible de répondre à une fonction globale, aux problèmes du client sous tous ces aspects.

Autre exemple : les solutions E. business proposé par de nombreuses sociétés de services en ingénierie informatique.

La fonctionnalisation est donc une approche des problèmes de production visant à délimiter toutes les fonctions générales que doit remplir un produit.

D’une manière générale, cette « fonctionnalisation » de l’offre va progressivement conduire toutes les entreprises à définir et à construire leur offre comme une offre de services. Il est clair que cette nouvelle problématique n’est pas sans influencer la manière dont l’entreprise envisage les stratégies et la gestion de l’innovation.

En effet, la technologie devient un des fondements essentiels de la compétitivité ; c’est pourquoi elle représente pour l’entreprise un axe primordial de sa stratégie. Les analyses financières et mercatiques ne suffisent plus à la firme pour définir sa stratégie.

Le couple produit/marché qui a longtemps servi de clé d’analyse pour définir les axes stratégiques doit être complété par une composante technologique. Aujourd’hui, c’est plutôt le vecteur Technologie/Produit/Marché qui doit permettre d’appréhender la structure des marchés et les stratégies des firmes présentes sur ce marché.

La prévision technologique constitue un exercice désormais obligatoire pour définir les stratégies.

D – l’accélération du processus « invention > innovation » Une dernière spécificité de la révolution industrielle actuelle réside dans la réduction du délai entre la découverte scientifique et son application industrielle.

Il a fallu 100 ans pour que le phénomène physique de la photographie soit utilisable dans un appareil, 56 ans pour mettre au point le téléphone, 35 ans pour la radio, 14 ans pour le radar, cinq ans pour le transistor. Certaines compagnies estiment que la moitié des produits qu’elles commercialiseront dans 3 ans n’existe pas encore.

Cette révolution globale est très importante. L’impact des technologies de la troisième révolution industrielle est très global. Par ailleurs, la sphère de diffusion des nouvelles technologies concerne tous les aspects de la vie sociale : télécommunications, jeux électroniques, Internet, etc.

 

 

III – La gestion des brevets 

 

 

Toute invention doit être protégée. Pour l’entreprise, il importe en effet qu’elle ne tombe pas dans le domaine public ce qui rendrait ainsi stériles les années d’investissements intellectuels et financiers souvent nécessaires à la mise au point d’une invention.

Les brevets d’invention sont des titres délivrés par un office des brevets régional ou national  (l’Institut National de la Propriété Industrielle – INPI) qui confèrent à leur titulaire un monopole exclusif d’exploitation de l’invention.

La durée de protection d’un brevet est limitée (généralement 20 ans, sous réserve du paiement des frais de maintien). Les brevets sont des droits territoriaux : leur octroi et leur défense sont soumis aux lois nationales et les droits conférés peuvent varier d’un pays à l’autre. Par conséquent, il n’est pas possible de faire une demande d’enregistrement pour un brevet « mondial ». Obtenir un brevet pour protéger une invention ou une nouvelle technologie permet, par définition, à son créateur d’empêcher des tiers de se servir, de vendre, de fabriquer ou de copier l’innovation. Il est donc clair que la technologie tombera dans le domaine public dès l’expiration du brevet.

Conditions d’obtention du brevet :

Pour qu’une invention soit brevetable 4 conditions doivent être réunies :

  • Elle doit être nouvelle.
  • Elle doit impliquer une activité inventive.
  • Elle doit être susceptible d’application industrielle.
  • Elle ne doit pas être contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

 

Pour la 1°condition ; Une invention est considérée comme nouvelle si elle n’est pas comprise dans l’état de la technique

L’état de la technique est constitué de tout ce qui a été rendu accessible au public avant la date de dépôt de demande de brevet.

Ex : Le dépôt de brevet de la Lanoline a été contesté parce qu’une description de ce produit figurait dans « Pline l’ancien » !

Exemples d’inventions très anciennes brevetées :

  • Le nylon
  • Les cartes à jouer à bords dorés et arrondis
  • La fermeture « Eclair ».
  • Le saxophone.
  • La moulinette …etc…

Pour la 2°condition; L’invention doit être le fruit d’un effort intellectuel original

Ex : Le fait de placer des roulettes sous une machine à laver ne témoigne pas d’une activité inventive.

Pour la 3° condition ; L’invention doit être susceptibles d’application industrielle, c’est à dire qu’un homme de métier doit pouvoir la réaliser.

Certaines inventions ne sont pas brevetables au sens de l’article 6.2 de la loi du 13 Juillet 1978 mais peuvent faire l’objet d’autres types de protection, comme le droit d’auteur ou le dépôt de dessins et modèles.

Il en résulte que ne sont pas brevetables

  • Les découvertes et théories scientifiques ainsi que les méthodes mathématiques. Les créations esthétiques. Ex.: les motifs de la toile d’un parapluie peuvent être protégés par un dépôt de dessins et modèles, mais pas son système d’ouverture qui, lui, porte sur une fonction technique. Ce dernier pourra éventuellement être protégé par un brevet.
  • Les plans, principes et méthodes dans l’exercice d’activités intellectuelles, en matière de jeux ou d’activités économiques
  • Les programmes d’ordinateurs.
  • Les présentations d’informations.
  • Les obtentions végétales et les races animales

Exemple : Un crayon gomme est-il brevetable ?

Si le Crayon / Gomme n’existait pas, correspondrait-il aux conditions de brevetabilité ?

  • La solution technique répond-elle à un problème technique ? Oui.
  • Est-elle susceptible d’application industrielle ? Oui, on peut fabriquer des crayons gomme.
  • Est-elle nouvelle ? On peut le supposer si son inventeur ne l’a pas divulguée avant de déposer sa demande de brevet.
  • Mais y a-t-il activité inventive ? Non, car le crayon et la gomme étaient connus à la date du dépôt. Il était alors évident, pour l’homme du métier (c’est-à-dire le fabricant de crayons), de juxtaposer un crayon et une gomme pour écrire et gommer avec le même outil.

Les brevets sont de précieux droits de monopole qui permettent à l’entreprise d’empêcher des tiers d’utiliser une technologie protégée sans son autorisation, et ce pour toute la durée de la protection.

Le fait d’adopter un programme rigoureux de contrôle du brevet et/ou du marché, permet à l’entreprise de dissuader les contrevenants éventuels et d’identifier les violations de brevet lorsqu’elles ont lieu. Certaines sociétés offrent leurs services à ce niveau.

 

Les 20 premiers déposants français :

brevets

 

 

IV – Le Management des Connaissances (Knowledge Management)

 

Les compétences, les métiers, de savoirs, les savoir-faire constituent une richesse dans une organisation et celle-ci doit savoir faire fructifier ce capital immatériel. De plus, la gestion de ce capital de connaissances doit permettre d’améliorer la performance  à travers la valorisation des connaissances du personnel.

Ainsi beaucoup d’entreprises encouragent le développement d’une culture du partage dont l’objectif est le développement des capacités d’innovation. Il s’agit aussi d’améliorer le processus de prise de décision la prise de décision en diminuant les aspects subjectifs et les temps de réponse. Dans les entreprises et dans le but de maintenir une bonne communication, les méthodes de management mises en place ont pour but de maintenir l’employé dans un carcan protecteur. On ne cherche plus à contrôler les moindres faits et gestes des employés mais on cherche plutôt à l’aider à contribuer à la production intellectuelle de l’entreprise. Il s’agit de créer autour des employés une atmosphère saine remplie d’attitudes optimistes.

Les 2 schémas d’apprentissage selon Chris Argyris :

apprent

Pour Chris Argyris, l’apprentissage en boucle simple se caractérise par le fait que l’individu corrige son action après avoir observé qu’elle ne menait pas à l’objectif souhaité.  Cela  le pousse dans une attitude offensive ou défensive face aux critiques et ne l’engage pas à réfléchir sur ses propres pratiques.

Inversement, l’apprentissage en boucle double se caractérise par une réflexion sur le travail et les objectifs et pousse l’individu à se positionner en « force de proposition » lui permettant ainsi de progresser. Cet apport de connaissances bénéficiera à tous et facilitera la mise en œuvre éventuelle d’un processus de changement.




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