BTS TERTIAIRES : BTS MUC, BTS PME/PMI, BTS Assistant de manager, BTS Communication, BTS NRC, BTS comptabilité Gestion, etc.)
30 oct
L’internationalisation des marchés et l’exacerbation de la concurrence incitent les entreprises à modifier les processus et la structure de leur organisation. Selon les cas il s’agit de dynamiser l’approche commerciale ou d’intégrer de nouvelles technologies – il devient alors nécessaire d’identifier les habitudes de travail contre-productives puis d’exercer les actions correctives indispensables afin d’augmenter la productivité
Dans un tel contexte, la résistance au changement est quasiment inévitable et ceci d’autant plus que les structures, les processus et les modes de management sont souvent en place depuis de nombreuses années.
I - Les causes du changement
Certains évènements marquent la vie d’une entreprise rendant ainsi nécessaire l’amorce d’un processus de changement
III – les résistances au changement et la conduite du changement
A – Les résistances au changement
Pour Gérard Carton consultant-expert en conduite du changement et auteur de « Eloge du changement », « Un changement est une altération de la réalité dans laquelle évolue une personne. Il altère ses certitudes et ses projections dans l’avenir » .Le processus du changement est donc assimilable à un deuil, celui de la situation passée et les résistances seront d’autant plus fortes que la part altérée de la réalité sera importante aux yeux du sujet.
Les cinq stades psychologiques selon Gérard Carton
|
Face à un changement, chaque personne passe par cinq phases, plus ou moins longues et douloureuses selon les cas, mais toutes incontournables. » Le refus de comprendre. « Cela n’a rien à voir avec l’intelligence. C’est une réaction due au refus de voir sa réalité altérée. » » La résistance. Le changement devient pour la personne une chose possible mais pas souhaitable. Elle va chercher à l’aménager, pour le rendre moins inconfortable. « Il existe plusieurs formes de résistance. L’inertie : la personne ne dit rien mais remet toujours le changement à plus tard. L’argumentation : elle discute le bien-fondé du changement, les hyptothèses de départ… Elle peut être insidieuse et se manifester par un excès de zèle, pour prouver que le changement tel quel ne fonctionne pas. »….. » La décompensation. Cette phase s’apparente à une dépression : la personne comprend qu’elle a perdu la bataille et se sent abattue…. » La résignation. La personne accepte le changement mais contrainte et forcée. Elle n’est ni très heureuse, ni très dynamique. « ….. » L’intégration. Le changement ne se ressent plus : c’est comme s’il n’avait pas eu lieu…… Gérard Carton, « Eloge du changement » |
B – Les stratégies de lutte contre les résistances au changement
La résistance aux changements apparait donc normale.
En la matière on a coutume de distinguer les forces résistantes des forces motrices.
- La force motrice correspond à la peur de la menace en cas de refus de se plier au changement
- La force résistante augmente proportionnellement à l’intensité de la menace.
Par exemple, un manager oblige un collaborateur à se former et utiliser un logiciel spécifique en le menaçant d’une rétrogradation.
On ne réussira pas à enlever la force résistante en accentuant la menace – il faudra adopter des stratégies ad hoc.
On peut diminuer les forces résistantes :
|
Les dix clés du changement
|
|
|
1. Définir la vision
|
Fixer l’objectif du changement et les grandes lignes des moyens à mettre en oeuvre.
|
|
2. Mobiliser
|
Créer une dynamique de changement auprès des salariés, valider les enjeux définis dans la vision et définir les principaux axes d’amélioration associés.
|
|
3. Catalyser
|
Définir la structure de projet et le mode de fonctionnement associé capables de soutenir, faciliter et accélérer le changement.
|
|
4. Piloter
|
Définir et conduire l’ensemble des actions qui permettront de guider le processus de changement pour en assurer le meilleur déroulement.
|
|
5. Concrétiser
|
Mettre en oeuvre le changement, c’est-à-dire matérialiser la vision dans la réalité opérationnelle quotidienne
|
|
6. Faire participer
|
Assurer une participation de tous les salariés concernés.
|
|
7. Gérer les aspects émotionnels
|
Supprimer les résistances et les blocages provoqués par le changement
|
|
8. Gérer les enjeux de pouvoir
|
Réorienter les relations de pouvoir pour assurer leur cohérence avec le changement
|
|
9. Former et coacher
|
Apporter une formation aux salariés (tant technique que relationnelle).
|
|
10. Communiquer intensément
|
L’objectif est de favoriser la participation et l’implication de tous, et donc le changement.
|
|
Source : L’entreprise en mouvement », Benoit Grouard – Francis Meston, Dunod, 4e édition, 2005
|
|
En bref, la conduite du changement consiste à anticiper les risques, définir et mettre en œuvre une démarche permettant la mise en place d’une solution.
Réussir le changement suppose :
Exemple : Le changement de structure chez AXA en 2007 :
Les performances d’AXA sont bonnes puisque le CA a progressé plus que la croissance du marché ( 2,6% de croissance en 2007 alors que la progression du marché était de 2%). Dans un contexte de crise , le patron d’AXA France François Pierson avait décidé de procéder à une profonde réorganisation de se équipes. en passant d’une structure pyramidale classique à une structure matricielle plus flexible composée d’unités plus indépendantes et coordonnées par des équipes transversales. Le nombre de niveaux hierarchiques a également été réduit.
Exemple : La difficile réorganisation de Fret SNCF :
L’organisation de Fret SNCF était lourde et marquée par une bureaucratie rigide et contre-productive. Les nouvelles pressions concurrentielles imposaient le changement.
Pour pallier ce problème, un courrier a été expédié aux salariés en rappelant le montant des pertes et la nécessité d’évoluer vers des structures plus performantes se caractérisant par une défragmentation des tâches et une plus grande polyvalence du personnel.
Les résistances étaient nombreuses car les syndicats redoutaient une privatisation de cette branche de la SNCF et une réduction des effectifs.
La SNCF envisageait même un intéressement aux résultats pour motiver les salariés donc dynamiser positivement le processus de changement.
Commentaire