BTS TERTIAIRES : BTS MUC, BTS PME/PMI, BTS Assistant de manager, BTS Communication, BTS NRC, BTS comptabilité Gestion, etc.)
2 sept
« Plus de 60 000 firmes multinationales aujourd’hui, contre 7000 à la fin des années 60. Le nombre d’entreprises dont l’activité s’étend au-delà des frontières s’est accru de manière exponentielle au cours des trois dernières décennies. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend
aujourd’hui une dimension sans précédent.
Les entreprises ont d’abord cherché à exporter leurs produits à partir de leur base nationale. Les grandes firmes américaines ont ainsi
profité de leur position dominante après la seconde guerre mondiale pour accroître massivement leurs ventes à l’étranger. Face aux obstacles mis par les états (barrières douanières ou réglementation), les entreprises ont commencé à s’installer sur place, afin d’accéder aux marchés. Là encore, les multinationales américaines ont été les premières à développer massivement leurs investissements à l’étranger, notamment en Europe. À partir des années 80, les entreprises commencent à s’organiser au niveau mondial. Elles installent les différentes étapes de
leur chaîne de production dans diverses régions du monde, en fonction de leur perception de la compétitivité ou des ressources des différents territoires.
Cette « multilocalisation » qui permet de prendre le meilleur de chaque territoire tout en accédant aux différents marchés, s’accompagne bien souvent d’une centralisation de certaines fonctions stratégiques, tels que la recherche-développement où la finance. Il n’existe cependant pas de modèle unique, mais une grande diversité en fonction des secteurs.
La progression de l’internationalisation productive des firmes est spectaculaire. Les ventes réalisées par des filiales à l’étranger ont dépassé le volume du commerce international à partir du milieu des années 80 . Elles en représentent aujourd’hui presque le double : 13 500 milliards
de dollars contre 6 900 milliards. Les multinationales produisent 10% du PIB mondial et contrôlent les 2/3 du commerce mondial. Le stock des investissements directs à l’étranger représente désormais plus de 16 % du PIB mondial, un niveau jamais atteint auparavant. Enfin, sous l’effet du double mouvement de dérégulation et de privatisation, les services financiers et les entreprises de réseaux (telecoms, énergie, transport) sont en train de s’internationaliser rapidement.
Toutefois, l’immense majorité des firmes multinationales conserve des relations étroites avec leur pays d’origine. En moyenne, les firmes multinationales réalisent encore plus de la moitié de leurs ventes totales dans leurs nations d’origine. Mais cette proportion tend à diminuer
: de 57 % en 1993 est passé à 50 % aujourd’hui pour les 100 premières multinationales. »
Extrait d’ Alternatives Economiques numéro 1125

L’internationalisation d’une entreprise s’appréhende comme l’intrusion d’une firme sur des territoires géographiquement, culturellement, économiquement et juridiquement différents de ceux de son marché national dont ils sont séparés par des frontières multiformes (tarifaires, sanitaires, fiscales, réglementaires).
Les firmes transnationales
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I - Les raisons de l’internationalisation sont très anciennes :
Au 19 e siècle :
- Influence politique (émergence des états nationaux et suppression des barrières douanières internes).
- Influence technique (développement du chemin de fer; les marchés
sont devenus nationaux).
A la Fin du 19 e siècle : Evolution fondamentale
Alors qu’auparavant les transactions portaient sur des produits finis et étaient l’apanage des commerçants, désormais, à la fin du 19e siècle se sont les firmes industrielles qui vont chercher, pour elles mêmes et nos plus par négociants interposés des approvisionnements en matière première et des débouchés pour leurs produits finis. Les FMN naissent désormais dans les domaines énergétiques (pétrole), miniers et agro-alimentaires (Unilever, Nestlé).
– Les Facteurs Techniques :
Baisse des coûts de transports
Baisse du temps de transport
Hausse des capacités de production
Importance du savoir faire technologique inégalement reparti
– Facteurs Economiques :
Niveau des salaires
Saturation de la demande dans les Pays Industrialisés
Inégales dotations en facteurs des pays ( Voir cours 1° année sur les théories de Smith et Ricardo)
Uniformisation partielle des modes de consommations
– Facteurs Politiques :
Création des ZLE (Zones de libre échange)
Idéologie dominante du libre échange
Diminution des obstacles non tarifaires
Sous l’influence de ces facteurs, l’internationalisation va prendre de nouvelles formes. Les FMN apparaissent avec l’implantationde filiales de production et non plus seulement de distribution. L’entreprisedevient une nébuleuse synergique de concepteurs, de fabricants et de distributeurs.Le concept de l’entreprise en réseau est né. Dans ce contexte, une vision mondiale confère aux firmes des avantages déterminants.
De nouveaux marchés peuvent ainsi se substituer à des marchés arrivés à maturation dans leur pays d’origine ( en raison du cycle de vie international qui caractèrise de nombreux produits).
- Coûts avantageux en matière…
Salariale (main d’oeuvre souvent moins onéreuse)
Sociale (dispence des régimes de production sociale)
Fiscale (existence de paradis fiscaux)
Possibilité de contourner les obstacles douaniers (ex : implantation
d’entreprises japonaises en Europe)
Possibilité d’accéder à des sources de financement surle marché international des capitaux.
Possibilités de contrôle des réseaux de distribution
II . les étapes de l’internationalisation
1 — 1ere ETAPE. LE DEVELOPPEMENT DES EXPORTATIONS
3 voies possibles pour développer ses parts de marché
à l’export :
1 – exportation directe
2 – exportation indirecte
3 – exportation associée
* L’EXPORTATION DIRECTE
Elle évite les intermédiaires. Elle permet donc de faire l’apprentissage des marchés étrangers etd’éliminer les rémunérations des intermédiaires.
Mais elle est difficile et coûteuse en pratique où la firme méconnait les rentabilités locales, les modes de consommation locaux, les pratiques
commerciales locales et les règlements. Il y a donc un risque d’erreur important. De plus, l’entreprise va devoir entretenir sur place des stocks
et un service de distribution coûteux.
Techniques d’exportation directe :
* Sans force de vente – par exemple par couponnage dans les revues étrangères ou encore par des foires et salons à l’étranger
* Avec force de vente par exemple avec un agent commercial à l’étranger ou avec un représentant salarié
* L’EXPORTATION INDIRECTE est mieux adaptée à la phase initiale d’exportation.
Elle dispense l’entreprise de tout investissement et de toute présence personnelle à l’étranger. L’exportateur peut utiliser les services de courtiers ou vendre à des sociétés de commerce extérieur (CFAO par exemple), qui s’occupent de toutes les formalités douanières, financières et administratives, et conclut elle même les contrats de vente à l’étranger. Cependant ces interventions d’intermédiaires constituent un « écran »
qui empêche toute véritable connaissance et toute réelle pénétration du marché étranger.
* L’EXPORTATION ASSOCIEE.
Exemple :Le » Piggy Back » :il s’agit d’une technique utilisée par les PME pour bénéficier (moyennant des commissions) du réseau de distribution d’une FMN.
Exemple : Création de Groupement d’exportateurs qui se dotent, grâce aux contributions des membres, de moyens de prospection et de ventes.
2 — 2ème ETAPE : LA MISE EN PLACE D’UN RESEAU DE DISTRIBUTION A L’ETRANGER
L’exportation directe, indirecte ou associée présentes l’inconvénient de ne pas assurer une présence permanentes de l’entreprise à l’étranger alors que la constitution de réseaux de distribution à l’étranger le permet.
La franchise internationale (exemple : Yoplait)
La franchise étrangère (exemple : chaines hôtelières)
La succursale (sans personnalité juridique)
Filiale de distribution ( création d’une personne morale nouvelle par exemple « Renaut export »)
Investissement à l’étranger (capitaux fournis par l’entreprise d’origine)
L’entreprise a intéret à internationaliser sa production pour 4 raisons :
1. Ajouter des marges d’exportation à ses marges intérieures
2. Accélérer le processus d’apprentissage
3. Bénéficier d’économie d’échelle lorsque le marché national est trop étroit
4. Etre plus prêt du consommateur
3 — 3ème ETAPE : LA MULTINATIONALISATION
La FMN n’apparait vraiment que lorsque des filiales de production complètent les filiales de distribution.
On repère une FMN aux critères suivants
Part des ventes réalisées à l’étranger
Activités de production réalisées à l’étranger
Présence dans plusieurs pays
Nombre de filiales à l’étranger
Existence d’une DG multinationale
Détention multinationale du capital social
Cotation des titres sur plusieurs places financières
Stratégie internationale
—On trouve des FMN dans tous les secteurs de l’économie
Secteur primaire : Nestlé, Danone, etc…
Secteur secondaire : Elf aquitaine, Michelin,etc…
Secteur tertiaire : Accor, Mc Donald, Hertz
AVANTAGES DE LA MULTINATIONALISATION
Avantage de coûts
Il existe des écarts de coûts entre les pays, et l’entreprise cherchera à en bénéficier –
Exemples:
main d’oeuvre
charges sociales
fiscalité
matières premières
Accroissement de l’échelle de production (Possibilité de bénéficier d’économies d’échelle)
Elimination des coûts des transactions internationales
Frais de transpors allégés.
Stockage moins coûteux
Droits de douane allégés
Aucune rémunération d’intermédiaires,. etc…
Accroissement de la compétitivité
Barrières protectionnistes contournées
Meilleure veille technologique mondiale
Meilleure veille commerciale mondiale
Image de marque internationale des produits
Adaptation aux spécificités des marchés internationaux.
Principales FMN :
|
Nom |
Pays |
Secteur d’activité |
Vodafone Group |
Royaume-Uni |
Télécommunication |
General Electric |
Etats-Unis |
Electronique |
BP AMOCO |
Royaume-Uni |
Pétrole |
Vivendi Universal |
France |
Diversifié |
Deutche Telecom |
Allemagne |
Télécommunication |
Exxonmobil corporation |
Etats-Unis |
Pétrole |
Ford Motor |
Etats-Unis |
Pétrole |
General Motors |
Etats-Unis |
Automobiles |
Royal Dutch / Shell Group |
Pays-Bas / Royaume-Uni |
Pétrole |
Total Fina Elf |
France |
Pétrole |
Suez |
France |
Diversifié |
Toyota Motors |
Japon |
Automobiles |
Fiat Spa |
Italie |
Automobiles |
Telefonica |
Espagne |
Télécommunication |
Volkswagen group |
Allemagne |
Automobiles |
Chevron Texaco |
Etats-Unis |
Automobiles |
Hutchison Whampoa |
Hong-Kong Chine |
Diversifié |
News corporation |
Australie |
Médias |
Honda Motors |
Japon |
Automobiles |
E.On |
Allemagne |
Electricité, gaz |
Nestlé SA |
Suisse |
Alimentation |
RWE Group |
Allemagne |
Electricité, gaz |
IBM |
Etats-Unis |
Matériel électrique et électronique |
ABB |
Suisse |
Equipement industriel |
Unilever |
Pays-Bas / Royaume-Uni |
Activités diverses |
|
Source : geronim.free.fr |
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4 reponses pour "Les firmes multinationales – Le processus de multinationalisation"
merci ca va maider
Est-ce qu’une entreprise qui exporte toute sa production est une firme multinationale ? et pourquoi ?
Aidez moi SVP
Pas forcément – la multinationalisation résulte d’un ensemble de critères (voir cours) et le seul fait d’exporter toute sa production ne suffit pas à qualifier une entreprise de FMN.
je veux les effets de la multinationalisation sur les pays accueil et d’origine
en tout les cas merci ca m’aide un peu
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