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Lisez l'arrêt puis répondez aux questions en bas de page

Arrêt de la cour de cassation du 24 Avril 1970.

Bayait contre Société des courses Rouennaises


La cour,

  • Attendu qu'il résulte des énonciations de l'arrêt confirmatif attaqué que la société des courses rouennaises a donné à Bayait, pour une durée de 3 années, la concession exclusive de l'installation et de l'exploitation de buffets buvettes sur le champ de courses de Rouen; que Bayait ayant reçu congé à l'expiration de la période fixée, s'est vu opposer un refus de renouvellement de son bail, sous prétexte qu'il n'exploitait pas un fonds de commerce;
  • Attendu qu'il est fait grief à la cour d'appel de l'avoir débouté au motif qu'il n'établissait pas qu'il avait une clientèle personnelle distincte de celle de la société des courses rouennaises et élément essentiel de tout fonds de commerce;
  • Attendu que Bayait se prévaut du fait qu'il avait une clientèle les jours de courses; que, par ailleurs, il verse au dossier une lettre de 1962 par laquelle la société lui avait reconnu le droit de traiter des clients en dehors des jours de courses, moyennant avis préalable et redevance; que, par suite, des banquets avaient été organisés en dehors des jours de courses;
  • Mais attendu que la cour d'appel relève que les conditions fixées par la lettre de 1962 n'ont jamais été respectées par Bayait, son activité devant être, par suite, considérée comme étant limitée à ce qui était prévu par l'accord originaire , donc réduite aux seules journées de réunions hippiques ;
  • Attendu que l'arrêt constate que, dans ces conditions, le public qui était venu sur l'hippodrome et avait fréquenté les buffets buvettes tenus par Bayait s'était rendu avant tout sur les lieux pour assister aux courses ; qu'ainsi, Bayait ne s'était pas constitué une clientèle personnelle distincte de celle de la société des courses rouennaises ;
  • Attendu que la cour d'appel a pu déduire que Bayait ne remplissait pas les conditions exigées pour se prévaloir du droit au renouvellement du bail d'un fonds de commerce qui n'existe pas;

Que le moyen invoqué n'est pas fondé;

Par ces motifs,

Rejette le pourvoi formé contre l'arrêt rendu le 18 Décembre 1967 par la Cour d'appel de Rouen.

 

 

Questions :
1. Que signifie l'expression "propriété commerciale"?
2. Quel est le tribunal compétent au premier degré?
3. Qui obtient satisfaction en Appel ?
4.Qui obtient satisfaction au premier degré ?
5. Quelle est la solution de la Cour de Cassation ?
6. Quel est l'argument principal de Bayait ?

7. Quel est l'argument principal de la Société des courses Rouennaises ?
8. Quelle est la définition juridique de la notion de clientèle ?
9. Quelle est l'importance de la notion de clientèle en Droit ?
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les réponses correctes :