Le role de l'état - Débat Corrigé
Corrigé :
Il s'agit de la Courbe de Laffer. Dans un premier temps, lorsque le taux de l'impôt augmente, les recettes fiscales augmentent également. Mais au delà d'un certain seuil d'imposition, la hausse de la pression fiscale fait que la matière imposable "se dérobe" : autrement dit, le poids de l'impôt décourage l'effort productif, ce qui réduit la masse du revenu imposable ; les recettes fiscales elles-mêmes diminuent.
Remarques complémentaires sur le théorème d'Albert :
La pensée de l’"Etat minimum" a aussi ses contradicteurs et ses failles. Dans les années 80, la France était "en crise". Le théorème de Schmidt permettait de garder espoir. D’autant qu’il était apposé à une autre loi, le théorème d'Albert (M. Albert était commissaire français au plan), selon lequel "l'emploi est lié à la croissance, la croissance est liée à l'équilibre extérieur, l'équilibre extérieur est lié à l'adaptation de l'industrie". Or, vingt ans plus tard, la crise est toujours là. Pourtant, question profits, ou équilibre extérieur, les résultats ne pouvaient être meilleurs : rien qu'entre 1990 et 1996 la capacité de financement des entreprises s'est accrue de 283,9 milliards de francs. Quant à la balance commerciale de la France, elle était excédentaire de 173,4 milliards de francs en 1997. Par contre, l’emploi est toujours sur le fil du rasoir. Le théorème de Schmidt semble s’être quelque peu transformé en théorème de Michelin : "Les profits d'aujourd'hui font les licenciements de demain et les dividendes d'après-demain".
Remarques sur cette question :
L’état providence étant né de la nécessité de corriger les effets néfastes du marché, c’est donc la crise du libéralisme qui a permis l’émergence d’un système de solidarité. Or, l’état providence est aujourd’hui lui même en crise. Il faut donc réinventer une nouvelle forme de prise en charge des besoins sociaux et remettre en question le principe de prise en charge totale de ces besoins par état. Enfin, une plus grande rigueur dans l’utilisation de l’argent public paraît indispensable. Grâce à la technologie, il faut réaliser des économies substantielles dans les grandes administrations traditionnelles en accroissant leur productivité.