Voici un exemple de synthèse
réalisée par une étudiante en BTS Communication des
entreprises
LES TRANSFORMATIONS
DES MODES DE VIE
Céline VARON
Ce dossier étudie les transformations
des modes de vie en France à travers différents exemples.
J’ai ainsi choisi d’analyser les évolutions du travail
avec les 35h, de la famille à travers les siècles et de
la consommation. Il existe également d’autres évolutions
toutes aussi intéressantes comme celle du pouvoir d’achat,
des investissements ou des méthodes de production avec le Kanban….
Cette liste n’étant pas exhaustive, je me suis intéressée
à ces trois évolutions, pour moi, importantes et qui permettent
de mieux comprendre la société dans laquelle nous vivons
ainsi que son fonctionnement.
1- De moins en moins d’heures
passées à travailler
Les lois Aubry (I et II) avec la loi
Robien ont permis la mise en place de la Réduction du Temps de
Travail (RTT) avec le passage de 39 h à 35 h de travail par semaine
pour la presque totalité des entreprises.
A- Ces lois ont apportées leurs
lots d’avantages pour les travailleurs …
Avec les 35 h, le mode et l’organisation
du travail ont changé, les entreprises ont dû s’adapter
afin de respecter les lois. Ainsi, selon une étude du Ministère
du Travail, les travailleurs français disposent à 37 % d’une
journée ou demi-journée de congé à prendre
toutes les semaines, tous les 15 jours ou tous les mois ; à 30,8
% de journées de congés supplémentaires à
prendre quand ils le souhaitent et à 24 % d’une journée
de travail plus courte.
Les 35 h ont entraîné une évolution des relations
entre collègues de travail du fait de la répartition des
tâches de travail et de son organisation. Le mode de vie a ainsi
été amélioré, avec des ménages qui
ont pu conserver un revenu net global identique à « l’avant
RTT ».
Le temps de travail ayant raccourci, cela a également changé
le mode de vie des travailleurs. On remarque que souvent les temps libres
dûs à la RTT sont pris soit pendant la semaine de travail,
soit accolés aux week-end.
Le mode de garde des enfants est maintenant différent, des arrangements
ont pu être effectués entre conjoints : le coût de
la garde des enfants a diminué. Depuis la RTT, les parents passent
plus de temps avec leurs enfants pendant les vacances scolaires.
De plus, 44 % d’entres eux ont changé leurs habitudes : ainsi
les hommes passent plus de temps au bricolage et les femmes aux activités
ménagères (courses alimentaires, repassage, lessive, ménage…).
Ce moment consacré à certaines tâches a changé,
ainsi beaucoup de femmes effectuent leurs courses le vendredi, plus facilement
et plus tranquillement afin de se dégager du temps sur les week-ends.
On constate que ce sont les moments consacré à la maison
et au sport qui ont été les plus modifiées. Enfin,
les agences de voyages ont remarquées que de plus en plus de personnes
partent 2 ou 3 jours, de plus en plus souvent, grâce aux 35 h (ce
sont souvent des cadres).
B- …mais qui ont engendré
certains inconvénients..
La RTT n’a pas eu que des effets
positifs ainsi les entreprises ont gelé les salaires pendant en
moyenne 2 ans. De plus, la masse de travail est resté la même,
et l’on peut en déduire que les travailleurs français
font des heures de travail plus grandes ou qu’ils emmènent
du travail chez eux (principalement les cadres). Le passage aux 35 h n’a
pas été suivi par les entreprises : bien qu’elles
aient toutes modifiées leur façon de travailler, le principal
objectif qui était l’embauche de personnel supplémentaire,
n’a pas été atteint. En effet, celles-ci n’ont
pas recruté autant que nécessaire comme nous pouvons le
voir dans le secteur de la santé avec le milieu hospitalier et
le manque d’infirmières. Enfin, les délais n’ont
pas été modifiés, ils sont restés les mêmes,
tout comme le temps d’exécution d’une tâche entraînant
une augmentation du stress pour le personnel.
2- La famille en transformation aux
fils des années :
La notion de famille n’a cessé
d’évoluer aux fils des décennies avec les évolutions
économiques et technologiques, les bouleversements biologiques
et sociaux de la condition féminine.
Au cours du XIXéme siècle,
on distinguait trois modèles de famille : la famille
nucléaire (un couple avec des enfants), la famille souche
(avec un seul héritier) et la communauté familiale
comprenant parents et alliés. De nos jours, on ne différencie
plus que deux grands types de famille : la famille étendue
ou élargie comprenant les parents et alliés, et
la famille nucléaire ou élective. Autre fait marquant
d’un changement des traditions : autrefois, lorsqu’une
fille se mariait, la famille avait pour tradition de donner
une dot soit à l’épouse soit au beau-père
de celle-ci. Or cette tradition n’a plus cours que dans
les familles aisées d’Occident.
Il est aussi frappant de remarquer que le taux de fécondité
en France est atteint le nombre critique d’environ 2 enfants
par femme (1,9 exactement). Ce chiffre a augmenté depuis
la période des années 90 (1,7 à l'époque)
mais ne permet toujours pas le renouvellement des générations.
Fût un temps où les familles nombreuses étaient
chose courante. Une famille se constituait facilement de 7 à
8 enfants, de nos jours, certains pays comme la Chine ou l’Inde
cherchent à inculquer des comportements malthusiens par
des politiques antinatalistes. Le taux de fécondité
des femmes françaises en âge d’avoir un enfant
devrait se stabiliser pour 2004 et 2005.
Quelle est la raison de cette baisse ? La situation économique
de la France, soumise aux prix du barils de pétrole qui
ne cesse d’augmenter mais également à la
nouvelle peu réjouissante de la guerre en Irak, en Afghanistan,
la menace terroriste permanente etc., etc. Comment voulez-vous
faire un enfant dans un tel contexte ?
Il est vrai que ce taux était déjà bas
avant le déclenchement de ces différents conflits.
Remontons donc aux sources de cette baisse. Le taux de natalité
a baissé fortement à partir du moment où
la femme à eu le droit de travailler tout en conciliant
les tâches ménagères. Au XIXème siècle,
un salaire était insuffisant pour nourrir toute une famille,
les familles et les enfants ont donc été obligés
d’aller travailler dans les usines. Les familles évoluent
et les différentes tâches sont désormais
partagées. Les lois changent également dans ce
sens avec le partage de la responsabilité parentale en
1985. D’autres faits viennent a cette baisse : la contraception
en 1967 est autorisée et l’Interruption Volontaire
de Grossesse en 1975. Les couples peuvent maintenant prévoir
le nombre d’enfants qu’ils veulent et le moment
pour les avoir. Bien que les familles aient subis diverses modifications
aux cours des siècles, la répartition des tâches
n’est pas encore arrivée à un point d’équilibre
: les tâches ménagères et la charge des
enfants incombent encore largement aux femmes.
3. Une consommation pas comme
les autres
L'évolution de la consommation
en France
En France, comme dans les autres économies occidentales, la croissance
s'est faite, depuis une quarantaine d'années, à une allure
encore jamais connue. Pouvoir d'achat des ménages et consommation
ont suivi dans l'ensemble des progressions parallèles.
Consommation et revenus en France
Pendant les années 1950, consommation et revenu ont évolué
de la même façon; les années 1960 ont vu une croissance
encore plus forte. Un certain décalage s'est produit dès
avant les chocs pétroliers, la consommation a crû moins vite
que le revenu et la part de l'épargne s'est renforcée. Depuis,
la progression du pouvoir d'achat s'est fortement ralentie mais la consommation
n'a pas suivi le même rythme: les ménages ont utilisé
leur épargne pour consommer. En tenant compte de l'évolution
démographique, la consommation a presque quadruplé en quarante
ans.
Les tendances de la consommation en
France
L'évolution des consommations classées par fonction donne
une image de la hiérarchie des besoins. Tous les besoins n'ont
pas le même caractère d'urgence; la priorité va aux
plus fondamentaux (nourriture, vêtements, logement); lorsque ceux-ci
sont assurés, les disponibilités supplémentaires
peuvent être affectées aux autres besoins (loisirs, luxe).
C'est ce que recouvre la distinction besoins primaires/besoins secondaires,
qui se fonde sur une conception naturaliste des besoins.
L'examen de l'évolution des
consommations par fonction et des coefficients budgétaires montre
la croissance plus faible de la moyenne des dépenses alimentaires;
le coefficient budgétaire diminue de six points en vingt ans et
en euros constants. Habillement et équipement du logement suivent
une évolution identique. En revanche, les soins médicaux,
les transports et communications progressent d'une façon extrêmement
rapide: les dépenses de santé sont multipliées par
3,5 en vingt ans. Les évolutions observées sont du même
ordre dans tous les pays occidentaux: il y a une forme de «rattrapage»
des structures de consommation des pays les plus riches (États-Unis,
Canada, par exemple) par les autres à mesure que leur niveau de
vie s'élève. Même si des différences persistent
dans la Communauté européenne entre les pays du Nord et
ceux du Sud, on note qu'un même modèle de consommation tend
à se développer autour de l'équipement du logement,
de la santé et des loisirs.
A traverse cette synthèse, on peut donc constater les transformations
que les Hommes ont engendrées. Partant d’un morceau de bâton
au temps de la Préhistoire, l’être humain n’est
(à mon avis) plus que l’esclave de toutes les machines qu’il
a créé afin de se faciliter la vie. Mais cette recherche
du toujours plus vite, plus performant ne va-t’elle pas avoir un
coût qu’il faudra tôt ou tard payer ?