Exposé réalisé par des étudiants en BTS
communication des entreprises
Introduction
« Ma petite entreprise…connaît pas la crise ».
La chanson de Bashung n’a pas vieilli. Les premières entreprises
restent vaillantes. Malgré le contexte difficile, elles ont été « créatrices
d’emploi » en 2002. Elles ? les PME, définies
comme telles par une recommandation de la Commission Européenne
du 3 avril 1996. Avant cette date, le terme PME désignait des
entreprises du secteurs non agricoles dont le nombres de salariés
est compris entre 9 et 250. Aujourd’hui, de nombreux autres critères
ont été ajoutés. Ils entrent de ligne de compte
de trouver des aides au niveau Européen. « Cette recommandation
concerne la définition utilisées dans les politiques communautaires
appliquées à l’intérieur de la Communauté de
l’investissement et au Fonds européen d’investissement ».
Ces critères pourraient évoluer prochainement, le sujet étant
en discussion à la Commission européenne.
Les critères :
- employer moins de 250 personnes
- un CA annuel qui n’excède pas 40 millions d’ euros
- un bilan annuel qui n’excède pas 27 millions d’euros
La Commission européenne a distingué la « petite
entreprise » (moins de 50 personne ; CA de 7 millions
d’euros maximum ; bilan annuel de 5 millions d’euros
maximun) et la « micro entreprise » ( moins de
10 salariés)
I. Les différentes stratégies
a.
La stratégie de spécialisation
Elle consiste à concentrer son activité sur un seul type
de produit et en ce sens, sur un seul métier. Cette stratégie
permet à l’entreprise de donner une solide image de marque
de son produit, ce qui fidélise considérablement la clientèle
prestigieuse. De plus, l’entreprise maîtrise parfaitement
sa production et permet ainsi des économies d’échelle
parfois conséquentes.
Cependant, le risque 0 de dépendre uniquement d’un même
produit n’existe pas et peut mettre en difficulté la société face à un
environnement défavorable.
b.la stratégie
de diversification
Ici, l’entreprise fabrique plusieurs produits pour principalement
en commercialiser des nouveaux et différents, ceci dans un but
d’amélioration de la rentabilité et de répartition
des risques.
En revanche, cette stratégie s’expose à différents
risques plus ou moins conséquents. Tout d’abord, au niveau
financier, l’entreprise doit évaluer un capital nécessaire
et obtenir des sources de financement. Par ailleurs, au niveau juridique,
elle doit choisir le cadre juridique de sa nouvelle activité et
négocier par la suite de nouveaux contrats. Enfin, elle est contrainte,
pour que tout fonctionne de manière satisfaisante, de former du
personnel ou de le reconvertir, parfois de le licencier ou inversement
d’ en embaucher.
Ainsi, pour limiter ses risques multiples, l’entreprise qui choisi
une stratégie de diversification choisira un secteur où il
existe peu de concurrence et des activités a croissance rapide.
c. la stratégie d’internationalisation
Une entreprise peut être amenée à « s’internationaliser » pour
tout d’abord économiser et surtout pour des raisons commerciales.
Cependant, l’entreprise est contrainte de faire face à des
environnements différents sur le plan juridique, économique
ou encore culturel. Alors pourquoi une entreprise s’ internationalise
-t-elle ? L’internationalisation présente des avantages
compétitifs liés à une main d’œuvre
assez bon marché et une abondance des ressources naturelles.
d. la stratégie de différenciation
Ici l’entreprise tente de mettre en œuvre des moyens autres
que le prix pour distinguer un produit ou un service de l’entreprise.
Certains facteurs tels que l’effort d’innovation ou le degré de
maîtrise de la qualité permettent cette stratégie
ainsi que le fait que l’entreprise sache contrôler ses activités
en amont et en aval.
Les principaux avantages de cette stratégie la protège
de la concurrence et l’exclut d’une guerre sur les prix.
Ses inconvénients résultent des écarts de prix
trop importants par rapport aux concurrents ainsi que du risque d’imitation.
e. la stratégie de focalisation
Elle consiste à développer un avantage concurrentiel sur
un petit nombre de segments dans le but de créer une « niche » qui
s’appliquera à un produit en particulier.
Les avantages : une bonne connaissance du marché permet
de réagir très rapidement
Les risques : un trop petit segment risque d’être « étouffé » par
l’abondance des sous-segments
f. La stratégie d’impartition
Elle se
caractérise par l’association
de plusieurs entreprise qui restent cependant indépendantes et
s’appuie sur les partages des savoirs-faire et des partenariats.
II. Les stratégies
pour les PME
a.la stratégie d’internationalisation
Exemple :
SAS, leader de la business intelligence et du CRM
analytique, annonce que ING Direct Espagne, filiale de ING, l'un des premiers
fournisseurs de services financiers au monde, a choisi SAS® Marketing Automation
pour son projet de gestion de campagne avec pour objectif de développer
l'efficacité des relations avec ses clients. -
Avec SAS® Marketing Automation, ING Direct
Espagne analyse et gère toutes ses campagnes marketing, propose à ses clients,
de manière individuelle, les produits et services dont ils ont besoin, et
au moment où ils en ont besoin, en utilisant les canaux de communication
adaptés à chacun. ING Direct, qui travaille sur un marché espagnol très
concurrentiel, a adopté une stratégie de spécialisation avec une gamme de
produits limitée. Cette approche lui a permis d'avoir un avantage compétitif
considérable tout en s'assurant une rentabilité importante.
SAS Marketing Automation permet à cette institution financière d'analyser
les informations collectées au travers de tous les canaux pour acquérir
et développer une meilleure connaissance des besoins des clients et de leurs
modèles comportementaux. Cette connaissance aide la banque à prévoir des
stratégies de marketing multi-canal plus efficaces. De plus, la simplicité
d'adaptation de la solution à de nouveaux besoins permet à ING Direct d'améliorer
la capacité et la rapidité d'envoi de messages électroniques tout en adaptant
leur contenu au destinataire et en personnalisant les messages.
" SAS Marketing Automation nous a permis de réduire notre cycle marketing,
mener en parallèle plusieurs actions, produire des campagnes événementielles
(basées sur les informations propres à l'individu : ancienneté en tant que
client, évolution de sa structure familiale, etc.), informer chaque client
de la meilleure offre, au bon moment et par le meilleur canal, tout en apportant
une certaine indépendance entre le gestionnaire de campagnes et le département
marketing." déclare Juan Manuel
Granados, vice président marketing de ING Direct Espagne.
" Le retour sur investissement a été réalisé en 18 mois et sur le long
terme nous obtiendrons un avantage concurrentiel inestimable, " ajoute
J.M. Granados. " Nous avons ainsi
affecté moins de ressources à la gestion de campagnes, tout en étant plus
réactifs aux opportunités de vente. Nous avons augmenté le nombre de nos
opérations commerciales et amélioré le taux de réponse de près de 25 %.
"
A
propos de SAS
SAS est le premier éditeur mondial d'informatique décisionnelle avec un
chiffre d'affaires de 1,13 milliard de dollars. SAS fournit des solutions
(logiciels et services) qui permettent de transformer les données réparties
dans les entreprises en connaissance. SAS est le seul éditeur à proposer
une offre complète qui intègre data warehousing, outils analytiques et
applications de business intelligence.
Depuis plus de 25 ans, les solutions SAS aident les entreprises à prendre
de meilleures décisions dans le domaine des relations clients et fournisseurs
comme de l'organisation interne. Elles contribuent ainsi à l'optimisation
de l'organisation et des coûts et à la croissance des revenus. Les solutions
SAS sont utilisées sur plus de 40 000 sites clients dans le monde, dont
1 900 en France. 90 % des sociétés citées dans Fortune 500 sont clientes
de SAS.
SAS fournit à ses clients les moyens de prendre les meilleures décisions
b.la stratégie de spécialisation
But : être le meilleur et devenir indispensable pour les
grands groupes. La spécialisation est devenue obligatoire pour
rattacher son nom à un type de production. C’est en se spécialisant
que es PME deviennent incontournables. L’arrivée de nouvelles
techniques est parfois l’occasion de distancer la concurrence.
Exemple :
Skill-Pooling = nouvelle forme de travail développé par
consultant en GRH et qui consiste à mettre les compétences
d’une personne salariée à disposition de plusieurs
entreprises
Entreprise de Skill-Pooling = entreprise appartenant à ce consultant
et jouant le rôle d'intermédiaire entre l'entreprise d'origine
de laquelle relève le salarié et l’entreprise qui
va disposer de ses compétences
Skill-Pooler = travailleur effectuant des missions de Skill-Pooling
Description de l'entreprise
· Historique
Le fondateur du concept de Skill-Pooling (mise à disposition
de compétences) est docteur en droit de l'Université de
Gand. Au début de sa carrière, il a séjourné sept
années aux Etats-Unis pour y étudier les pratiques de gestion
des ressources humaines. A son retour en Belgique, il est devenu directeur
des ressources humaines dans une firme américaine et ce pendant
vingt ans. En 1985, il a ouvert le tout premier bureau d'outplacement
(Claessens Outplacement) en Belgique, important le concept de Hollande.
Il est rapidement devenu le leader sur le marché belge. En 2000,
après avoir vendu son bureau d'outplacement à Leidt Management
Consultant, il décide de se consacrer pleinement à la poursuite
du développement de son projet Skill-Pooling. L'idée de
mettre sur le marché un tel concept lui est venue en partant du
constat que les personnes de plus de 50 ans avaient un taux d'activité très
bas. La plupart sont en effet prépensionnées. Le plus souvent,
elles le sont parce qu'elles coûtent trop cher à l'entreprise
ou parce que l'entreprise ne dispose plus alors à ce stade de
leur carrière d'instruments de motivation pertinents comme l'augmentation
de salaire ou la promotion. Le concepteur du skill-pooling a lancé ce
projet seul en Flandre. Il a depuis peu engagé une secrétaire
et deux consultants et souhaite faire connaître ce concept hors
Flandre. Par ailleurs, plusieurs entreprises ont intégré ce
concept dans leur stratégie vis-à-vis du personnel âgé.
· Concept du Skill-Pooling
Le concept de Skill-Pooling peut se traduire par la mise à disposition
de compétences. Le Skill-Pooling consiste à maintenir un
travailleur (souvent âgé) seulement à temps partiel
dans les activités pour lesquelles il a développé,
durant sa carrière, une expertise spécifique et une valeur
ajoutée et à lui proposer, durant le temps qui lui reste,
une activité complémentaire, externe à l’entreprise.
Il bénéficie de l’accompagnement d’un conseiller
Skill-Pooling pour cette activité complémentaire qui lui
permet de continuer à développer ses compétences.
En général, cette activité se réalise dans
des PME qui « achètent » à l’entreprise
employeuse du temps de travail et de la mise à disposition des
compétences du travailleur âgé expérimenté.
La cible du Skill-Pooling est le cadre de plus de 50 ans. En effet,
ces cadres sont arrivés à un plafond dans leur carrière,
coûtent souvent plus à l'entreprise que ce qu'ils ne lui
rapportent. Ils se voient par conséquent dirigés vers la
prépension, s'ils entrent dans ses conditions, ou sont licenciés
moyennant indemnités. Cette situation peut se conceptualiser selon
le graphique suivant :
Ainsi, au fur et à mesure que les années passent, le salaire
du cadre augmente tandis que sa productivité diminue, à partir
de 50 ans, l'écart (discrepancy) entre la productivité et
le salaire s'agrandit de manière conséquente. Le rôle
du Skill-Pooling est alors de fournir une mission au travailleur afin
de rentabiliser le temps de travail et de combler l'écart.
· Activité de l'entreprise de Skill-Pooling
Il s'agit d'une prestation de service, plus particulièrement
de la prestation d'un rôle d'intermédiaire entre les grandes
entreprises et les PME pour la mise à disposition des compétences
du personnel des premières vers les dernières. Par ailleurs,
ce rôle d'intermédiaire est complété par un
rôle de coaching auprès des Skill-Poolers tout au long de
leur mission.
Marché de l'entreprise de Skill-Pooling
Le concept de Skill-Pooling, basé sur une stratégie de
spécialisation, répond à un double besoin. Il s'adresse à la
fois à des grandes entreprises et à des PME. Les premières
se retrouvent avec des cadres âgés dont la productivité devient
inférieure à leur salaire. Tandis que les secondes n'ont
pas la capacité financière suffisante pour engager à temps
plein une personne disposant de compétences pointues. Il s’agit
d’un concept nouveau et donc d’un marché nouveau qui
constitue une alternative intéressante aux prépensions
et aux programmes d’outplacement. Le skill-Pooling permet également
de garder au sein des grandes entreprises des compétences et des
expertises dont les ont privées les vagues successives de pension
anticipée.
Mode d’organisation du travail de l'entreprise de Skill-Pooling
Le travail s'organise en fonction des tâches à effectuer
pour mener à bien l'activité. Elle comprend la recherche
de clients aussi bien du côté des grandes entreprises, que
du côté des PME. Elle inclut également le coaching
du Skill-Pooler tout au long de sa mission par la société de
skill-poling.
Le Skill-Pooling
· Fonctionnement du Skill-Pooling
L’entreprise de Skill-Pooling joue le rôle d'intermédiaire
entre une entreprise en sur-capacité (employant un travailleur âgé,
arrivé à un plafond dans sa carrière et qui a un écart
marqué entre sa productivité et son salaire) et entre,
le plus souvent, une PME, qui elle fait face à une sous-capacité (car
elle ne peut se permettre financièrement de détenir à temps
plein les compétences pointues requises). Le Skill-pooler, c'est-à-dire
le travailleur âgé, reste sur le pay-roll de son entreprise
d'origine, chez qui il travaille encore pour une partie de son temps,
mais ses services sont mis à disposition de la PME pour l'autre
partie du temps. La PME paie alors l'entreprise d'origine pour cette
mise à disposition. Le Skill-Pooler conserve quant à lui
son salaire d'origine. L’entreprise de Skill-Pooling se paie en
partageant avec l'entreprise d'origine le surplus provenant du fait que
le travailleur âgé devenu Skill-Pooler pour une partie de
son temps génère un profit supérieur à son
coût. En effet, l'entreprise d'origine facture à la PME
les services rendus par son Skill-Pooler, ce qui vient diminuer directement
ses coûts. Un contrat commercial (contrat de prestation de services
qui précise quels seront les services prestés, à quel
prix et pendant combien de temsp) est donc conclu entre l'entreprise
d'origine et la PME, tandis que le Skill-Pooler reste dans les liens
de son contrat de travail avec l'entreprise d'origine.
c.la stratégie de diversification
Exemple :
URGO
acquiert la Société PAREMA MEDICAL en Angleterre
pour accroître son développement Européen.
Les Laboratoires Urgo, leaders français dans le pansement et la cicatrisation,
viennent d'acquérir la société anglaise Parema Medical, spécialisée dans
la production de bandes médicales et de bas de contention.
Cette acquisition qui prolonge un partenariat
de longue date, permet à Urgo de profiter d'une complémentarité des activités des deux
sociétés, et conforte la position d'Urgo sur le marché du bandage et de
la contention, après l'acquisition de la société Molypharm (marque NYLEX®)
en 1997. René Foulquiès, actuel Directeur Général et actionnaire majoritaire
de Parema Medical, assurera la direction de la nouvelle filiale d'Urgo pendant
les premiers mois.
Cette initiative confirme l'ancrage
médical des Laboratoires Urgo et représente une nouvelle étape dans
leur stratégie : devenir un acteur majeur sur le marché européen de la cicatrisation et
de la contention médicale. Les savoir-faire technologique et industriel
et la connaissance du monde médical et hospitalier anglais acquis par Parema
Medical sont des atouts précieux pour le déploiement d'Urgo en Angleterre.
L'implantation anglaise vient après une
réussite récente en Allemagne où l'entreprise réalise désormais plus de
12 % de ses ventes et un C.A. de 16 Millions d'Euros.
Urgo devrait en 2002 dépasser l'objectif
des 150 millions d'Euros de CA
qui avait été fixé il y a quelques années par Daniel Juban, Président des Laboratoires
Urgo.
Faire des Laboratoires Urgo une entreprise pleinement européenne est la
mission que son nouveau Directeur Général, Michel
Fasné, a reçue de son actionnaire, Fournier Industrie et Santé (F.I.S.),
dirigé aujourd'hui par Hervé Le Lous.
Urgo
entend ainsi continuer à répondre aux besoins de soins et santé des consommateurs
et des professionnels de santé en leur proposant des produits et des services innovants et compétitifs
dans ses domaines de compétences : le premier soin, la médication familiale,
la cicatrisation et la contention médicale.