La qualité

 

L’assurance qualité

Définition
La norme

*définition
*utilité des normes
*Organismes de normalisation

L’ISO
Qu’est ce que l’ISO
Pourquoi la normalisation internationale est-elle nécessaire ?
Les principales raisons de la normalisation
Les réalisations de l’ISO
La certification
Définition
Qui délivre la certification
La mise en place
ISO 9000 et 14000

SOURCES : www.iso.fr

www.afaq.fr

www.qualité.org

IZOLAND (perso.wanadoo.fr/nathalie.diaz)

QUALITE (perso.wanadoo.fr/mathieu.laurent)

L’assurance qualité

Définition

Quelle serait votre réaction si, pour un produit, vous n'étiez pas livré à temps ? . . . ou si l'installation de votre produit à domicile était négligée ? . . . ou encore si le mode de financement accordé à l'achat était défaillant ?

C'est à travers ces notions que l'on peut définir l'Assurance de la Qualité plus couramment appelée Assurance Qualité. En effet, l'Assurance Qualité a été créée par des clients exigeants qui voulaient être certains, avant même d'avoir passé une commande ou signé un contrat, qu'ils avaient toutes les chances d'obtenir :

- ce qu'ils voulaient,
- quand ils le voulaient,
- au prix convenu.

C'est sur ces trois principes fondamentaux que repose la Qualité. Dans le jargon, nous dirons que ces trois principes constituent la conformité au besoin.

De fait, il fallait imaginer un système qui puisse donner au client l'Assurance d'obtenir un produit de Qualité. (Comprenez bien par assurance, forte probabilité et non pas certitude . . .). La méthode la plus courante pour s'assurer qu'un produit livré est conforme s'appelle le contrôle final, sorte de filtre piégeant les produits défectueux. Malheureusement, si l'on se contente de ce filtre ou contrôle final, on s'aperçoit vite qu'il n'est pas suffisant :

- il n'a aucun effet positif sur les délais et les coûts, bien au contraire,
- plus un défaut est détecté tardivement, plus cela coûte de l'argent,
- le nombre de critères contrôlés est forcément réduit puisque certains deviennent inaccessibles une fois le produit fini obtenu,
- les défauts ne sont pas forcément tous détectés,

- etc . . .

Un produit défectueux non détecté comme tel peut compromettre très sérieusement l'image de marque d'une entreprise surtout lorsque des vies humaines sont mises en danger . . . (imaginez un instant qu'un défaut n'ait pas été détecté sur le système de freinage de votre voiture !), on ne peut donc pas laisser courir le risque à un client de recevoir un produit en retard, encore moins un produit pouvant contenir des vices cachés.

Que faire avant le verdict brutal et parfois imparfait du contrôle final ? . . . de l'Assurance Qualité ! . . . c'est-à-dire imaginer et mettre en œuvre tous les moyens pour atteindre une haute probabilité que le produit soit conforme aux désirs du client : c'est l'essence même de l'Assurance Qualité.

Le principe est donc de mettre en place des dispositions bien avant l'élaboration du produit, ce jusqu'à ce qu'il soit livré, même après. Ces dispositions ont été recensées et regroupées dans ce qu'on appelle des normes, "règles du jeu" à respecter.

Voilà comment on peut définir ce qu'est l'Assurance Qualité. Vous pouvez maintenant aller plus en avant dans ce monde que constitue la Qualité, et n'hésitez pas à me poser toutes les questions que vous jugerez utiles.

La norme

 

*Définition

La norme est un document écrit, accessible au public, établissant une règle du jeu évolutive concernant les lignes directrices ou les spécifications techniques, dont l'observation n'est pas obligatoire, élaborée par un organisme reconnu, dans un cadre faisant intervenir l'accord de toutes les parties concernées, destinée à une application répétitive et continue, et visant l'avantage optimal de la communauté dans son ensemble.

Par exemple, le format des cartes de crédit, des cartes à pré-paiement téléphonique et des cartes dites " intelligentes " que l'on retrouve partout est dérivé d'une Norme internationale ISO. Le fait d'adhérer à la norme qui définit des caractéristiques telles que l'épaisseur optimale (0,76 mm) signifie que les cartes pourront être utilisées dans le monde entier.

Les Normes internationales contribuent ainsi à nous simplifier la vie et à accroître la fiabilité et l'efficacité des biens et services que nous utilisons.

Au niveau international, on entend par norme, un document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices, ou des caractéristiques, pour les activités ou des résultats garantissant un niveau d'ordre optimal de la communauté dans son ensemble.

Une norme Assurance Qualité est une liste d'exigences générales à satisfaire en vue d'assurer la qualité. Elle a pour objectif principal de faciliter l'évaluation des fournisseurs et les comparaisons entre ceux-ci, mais aussi de guider les fournisseurs dans la mise en place de leur système d'assurance qualité.

La normalisation, selon le décret de 1984, a pour objet de fournir des documents de référence comportant des solutions à des problèmes techniques et concernant les produits, biens et services qui se posent de façon répétée dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques, techniques et sociaux.

*Utilité des normes

    Avantages

    Inconvénients

     - rationalisation de l'économie,
     - promotion du commerce international,
    -     développement du partenariat,
     -     construction de la qualité des biens et des services,
     -     protection du consommateur
             . . .

     -      Les normes peuvent être des barrières à la diffusion des produits étrangers dans le pays bardé de normes et de règlements spécifiques.

     

* Organismes de normalisation

Les organismes de normalisation sont :

         - l'ISO au niveau international (International Standard Organisation ou Organisation Internationale de Normalisation),
         - le CEN au niveau européen (Comité Européen de Normalisation),
         - les organismes nationaux tel l'AFNOR pour la France (Association Française de NORmalisation).

Le Cadre international

L'ISO

Créée en 1946, l'ISO est une organisation mondiale d'organismes nationaux de normalisation appelés comités membres (l'AFNOR par exemple pour la France). Les normes ISO, établies par consensus, sont des spécifications techniques dont l'élaboration est confiée à des Comités Techniques de l'ISO (CT ou TC).

Le Cadre européen

Le C.E.N. est une association qui regroupe les instituts de normalisation des pays membres. Son objectif est d'harmoniser les normes nationales publiées par ses membres, mais aussi de promouvoir l'application des normes internationales.

En France, c'est l'AFNOR qui en est membre.

Une Norme Européenne (EN) est une norme C.E.N. mise en application dans chaque état membre, soit par entérinement, soit par publication d'un texte identique dans l'état membre.

A l'instar des normes ISO, les Normes Européennes se substituent aux normes nationales qui portent sur le même sujet.

Le Cadre national

L'AFNOR est une association loi de 1901 qui pour principales missions de recenser les besoins de normes nouvelles, de promouvoir la normalisation, de représenter les intérêts français à l'étranger, de délivrer les marques de conformité des produits aux normes NF, . . .

 

L’ISO

 

a. Qu'est-ce que l'ISO ?

L'organisation internationale de normalisation (ISO) est une fédération mondiale d'organismes nationaux de normalisation de quelque 140 pays, à raison d'un organisme par pays.

L'ISO est une organisation non gouvernementale, créée en 1947. Elle a pour mission de favoriser le développement de la normalisation et des activités connexes dans le monde, en vue de faciliter entre les nations les échanges de biens et de services et de développer la coopération dans les domaines intellectuel, scientifique, technique et économique.

Les travaux de l'ISO aboutissent à des accords internationaux qui sont publiés sous la forme de Normes internationales.

 

Le nom de l'ISO

En fait, " ISO " est un mot dérivé du grec isos, signifiant " égal ", qui est utilisé comme racine du préfixe " iso- " dans une multitude d'expressions telles que " isométrique " (dont les dimensions sont égales - Dictionnaire Petit Robert) ou " isonomie " (égalité devant la loi - ibid.).

Du sens " égal " à la notion de " norme ", le cheminement conceptuel menant au choix d'" ISO " comme nom de l'organisation est facile à saisir.

 

b. Pourquoi la normalisation internationale est-elle nécessaire?

L'existence de normes non harmonisées pour des technologies semblables, dans des pays ou des régions différents, peut contribuer à ce que l'on appelle des " obstacles techniques au commerce ". Les industries tournées vers l'exportation ont depuis longtemps senti la nécessité de s'accorder sur des normes mondiales pour aider à rationaliser le processus des échanges internationaux. C'est cet objectif, justement, qui a présidé à la création de l'ISO.

La normalisation internationale est un fait acquis pour de très nombreuses technologies dans des domaines aussi divers que le traitement de l'information et les communications, le textile, l'emballage, la distribution des marchandises, la production et l'utilisation de l'énergie, la construction navale, les services bancaires et financiers. Dans un avenir prévisible, la normalisation continuera de croître en importance pour tous les secteurs de l'activité industrielle.

 

c. Les principales raisons de la normalisation

Avancée de la libéralisation du commerce dans le monde

Les économies de libre-marché que nous connaissons aujourd'hui favorisent de plus en plus la diversification des sources d'approvisionnement et procurent des occasions pour étendre les marchés. Sur le plan technologique, la concurrence, pour se dérouler loyalement, doit pouvoir s'appuyer sur des références communes, clairement définies, qui sont reconnues d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre. Une norme valable à l'échelle de l'industrie, reconnue au plan international et élaborée par consensus entre partenaires économiques, constitue le langage du commerce.

Interpénétration des secteurs industriels

Dans le monde d'aujourd'hui, aucune industrie ne saurait s'affirmer entièrement indépendante en matière de composants, produits, règles d'application, etc., développés dans d'autres secteurs. Les boulons sont utilisés dans l'aviation comme dans les machines agricoles ; la soudure joue un rôle dans l'ingénierie mécanique et le nucléaire ; le traitement électronique des données a pénétré toutes les industries et la nécessité d'avoir des produits et des processus écologiques, ainsi que des emballages recyclables ou biodégradables, est une préoccupation universelle.

Systèmes de communication a l'échelle mondiale

L'industrie informatique offre un bon exemple d'une technologie qu'il importe de normaliser, à la fois rapidement et progressivement, au plan mondial. La compatibilité intégrale entre systèmes ouverts suscite une concurrence saine entre les fabricants et offre aux utilisateurs des options réelles car, agissant comme un puissant catalyseur, elle favorise l'innovation, l'accroissement de la productivité et la réduction des coûts.

Normes mondiales pour les technologies naissantes

Des programmes de normalisation sont actuellement développés dans des domaines entièrement nouveaux. Parmi ceux-ci : les matériaux avancés, l'environnement, les sciences de la vie, l'urbanisation et la construction. Au tout début du développement d'une technologie nouvelle, on peut fort bien imaginer des applications, mais il n'existe aucun prototype fonctionnel. Ici, l'utilité d'une normalisation se manifeste dans la définition de la terminologie et la constitution de bases de données d'informations quantitatives.

Pays en développement

Les institutions chargées des questions de développement reconnaissent de manière croissante que l'existence d'une infrastructure normative est une condition préalable à la réussite des politiques économiques visant à assurer un développement durable. La mise en place d'une telle infrastructure dans les pays en développement est essentielle si l'on veut y améliorer la productivité, la compétitivité sur les marchés et la capacité d'exportation.

La normalisation à l'échelle d'une industrie est une condition qui prévaut dans un secteur donné de l'industrie lorsque la grande majorité des produits ou services se conforment aux mêmes normes. Cette condition est le fruit de l'élaboration d'un ensemble d'accords consensuels entre tous les partenaires économiques du secteur industriel en question : fournisseurs, utilisateurs et, souvent, les gouvernements. Les intéressés s'accordent sur des spécifications et des critères à appliquer systématiquement dans le choix et la classification des matériaux, la fabrication des produits et la fourniture de services. Le but est de faciliter le commerce, les échanges et le transfert des technologies en renforçant:

- la qualité et la fiabilité des produits à des coûts raisonnables,

- la santé, la sécurité et la protection de l'environnement ainsi que la diminution des déchets,

- la compatibilité et l'interopérabilité des biens et des services,

- la simplification en vue d'une capacité d'utilisation accrue,

- la réduction du nombre de modèles, la production de séries plus grandes et, par conséquent, la réduction des coûts,

     

    • l'efficacité en matière de distribution et la facilité de la maintenance.

       

 

Les utilisateurs accordent une plus grande confiance aux produits et services qui sont conformes à des Normes internationales. L'assurance de cette conformité peut être fournie par le biais d'une déclaration du fabricant ou par des audits effectués par des organismes indépendants.

 

d. Les réalisations de l'ISO

Ci-après figurent quelques exemples de normes ISO largement adoptées, dont l'industrie, le commerce et les consommateurs ont clairement tiré bénéfice.

La désignation ISO de la sensibilité des pellicules, parmi bien d'autres normes concernant le matériel photographique, a été adoptée mondialement, facilitant singulièrement les choses pour l'utilisateur.

Grâce à la normalisation du format des cartes de téléphones et des cartes bancaires, celles-ci peuvent être utilisées dans le monde entier.

Des dizaines de milliers d'entreprises mettent en œuvre la série ISO 9000 qui fournit un cadre pour le management et l'assurance de la qualité. La série ISO 14000 fournit un cadre similaire pour le management environnemental.

 

  • Le conteneur pour le transport de marchandises normalisé au plan international permet à tous les éléments d'une chaîne de transport - installations portuaires et aéroportuaires, chemins de fer, réseaux routiers et emballage - de s'intégrer efficacement. Ainsi, avec des documents normalisés pour désigner des marchandises dangereuses ou sensibles, le commerce international est moins onéreux, plus rapide et plus sûr.
  • m, kg, s, A, K, mol, cd sont les symboles qui représentent les sept unités de base du Système international d'unités connu sous l'abréviation SI. Le système SI fait l'objet d'une série de 14 Normes internationales. Sans ces normes, le commerce et les échanges seraient anarchiques et le développement technologique serait fre
  • Formats de papier. La norme d'origine fut publiée par le DIN en 1922. Utilisée mondialement aujourd'hui sous l'indicatif ISO 216, la norme relative aux formats de papier permet des économies d'échelle rentables pour les producteurs et les consommateurs.

     

  • Un symbole bien conçu véhicule un message clair dans un monde plurilingue. Ainsi, partout dans le monde, les mêmes symboles pour les commandes sont présents dans toutes les automobiles où qu'elles soient fabriquées.

     

  • Sécurité des câbles en acier: utilisés dans les tours de forage pétrolier, à bord des bateaux de pêche, dans les mines, dans toutes sortes d'ouvrages de construction, pour les ascenseurs et les téléphériques. etc. Les Normes internationales ISO définissent de façon systématique les caractéristiques fondamentales telles que les dimensions, les finitions de surface, le type de construction, la classe de résistance des fils, la charge minimale de rupture et la masse linéaire. La normalisation en matière de performance et de sécurité garantit, pour l'utilisateur, que les exigences sont remplies et confère à chaque fabricant la liberté de concevoir ses propres solutions pour répondre à ces exigences fondamentales. Les consommateurs bénéficient alors des effets de la concurrence entre les fabricants.

     

    • Les codes internationaux ISO pour les noms de pays, les monnaies et les langues contribuent à éliminer les redondances et les incompatibilités dans la récolte, le traitement et la diffusion de l'information. En tant qu'instruments permettant d'économiser des ressources, des codes universellement compréhensibles jouent un rôle important dans la documentation, tant automatisée que manuelle.

       

     

    • La diversité des filetages pour des applications identiques constituait un important obstacle technique aux échanges commerciaux. Elle entraînait des problèmes de maintenance et il n'était pas facile de remplacer des boulons ou des écrous endommagés. Les normes ISO pour les filetages métriques ISO apportent une solution mondiale.

     

    1. La certification

       

      1. Définition

La certification, c'est quoi ? . . . Il s'agit d'une procédure qui permet d'attester la conformité d'un produit, d'un service ou d'une organisation à un référentiel donné, une norme par exemple.

On distingue trois types de certification :

- la certification de personne qui atteste la compétence de professionnels au regard de critères préétablis tel la certification d'auditeurs selon la norme 10011,
- la certification de produits ou de services qui atteste que leurs caractéristiques sont conformes à des spécifications techniques généralement normalisées,
- la certification d'entreprise qui atteste la conformité d'un aspect de l'entreprise à un référentiel donné comme la conformité aux normes ISO 9000.

Concernant les laboratoires, on ne parlera pas de certification mais d'accréditation.

 

b. Qui délivre la certification

En France, c'est l'AFAQ (Association Française pour l'Assurance Qualité) qui gère cet aspect de certification. L'AFAQ est un organisme indépendant, à but non lucratif, dont l'objet est la certification par tierce partie, c'est à dire indépendante du client et du fournisseur, des systèmes de management des entreprises, en conformité avec les normes internationales ISO 9000 pour la qualité et ISO 14000 pour l'environnement.

Lorsqu'un système d'Assurance Qualité répond aux exigences de la norme, celui-ci est alors certifié. L'AFAQ délivre alors un certificat qui précise l'activité, le site géographique, le référentiel sur lequel l'entreprise a été évaluée (Audit Qualité).

La certification réalisée par l'AFAQ suit le cheminement suivant :

    1. Demande de certification par l'entreprise.
    2. Envoi d'un questionnaire d'identification par l'AFAQ.
    3. Renvoie de ce questionnaire à l'AFAQ par l'entreprise.
    4. Le Comité de Certification adresse alors à l'entreprise un contrat, le guide de référence applicable, le questionnaire d'évaluation ainsi que le guide de l'audit.
    5. Le Comité de Certification demande des informations sur le système qualité de l'entreprise (Manuel Qualité, procédures, . . .).
    6. Examen des documents par le Comité.
    7. Réalisation de l'audit.
    8. Envoi du rapport d'audit à l'entreprise.
    9. Réponse de l'entreprise.
    10. Réalisation d'un audit complémentaire si nécessaire.
    11. Examen du dossier de certification par le Comité.
    12. Délivrance du certificat AFAQ valable 3 ans.
    13. Visite périodique de surveillance.
    14. Renouvellement du contrat.

       

L'AFAQ a recours à des auditeurs spécifiques détenant un certificat d'auditeur délivré par l'Institut de Certification des Auditeurs.

L'accréditation de laboratoires

L'accréditation d'un laboratoire a pour objet d'attester que celui-ci a mis en place un système de gestion de la qualité répondant aux exigences formulées dans la norme EN 45000 (critères généraux concernant le fonctionnement des laboratoires d'essais).

Le COFRAQ

Créé en 1994 à la suite d'ambiguïtés quant aux missions de l'AFAQ, le COFRAC (COmité FRançais d'ACcréditation) permet de reconnaître les laboratoires et organismes certificateurs d'entreprises en France et d'organismes et de les rendre conformes aux normes et usages internationaux.

Les autres organismes certificateurs

La certification telle que nous l'avons définie n'est obligatoirement réalisée par l'organisme certificateur national. Celle-ci peut également est réalisée par :

- le BVQI (Bureau Veritas Quality International),
- SGS-ICS (filiale de SGS et premier réseau international privé),
- DNV (organisme d'origine norvégienne),
- TUV-CERT (organisme d'origine allemande),
- par tout autre organisme de certification reconnu.

 

c. La mise en place

Si les principes généraux et les exigences des normes assurance qualité sont les mêmes pour toutes les sociétés, l'application pratique de ces principes et exigences doit être adapté sur mesure à chaque société.

Chaque entreprise doit donc faire appel à son imagination et à son sens de la recherche pour trouver les mesures qui seront en adéquation avec son activité.

Aussi, dans les étapes qui vous sont exposées ici, il ne faut voir qu'un canevas général tant la mise en place d'un système qualité est propre à chacun tant qu'elle respecte les exigences fondamentales du référentiel choisi.

Phase préparatoire

 

Sachez qu'aucun système qualité ne peut voir le jour sans que la Direction Générale de l'entreprise soit convaincue, sinon que l'Assurance Qualité a ses mérites, du moins que l'expérience vaut la peine d'être tentée, honnêtement, c'est-à-dire en s'engageant pleinement sans arrière pensée :

"Tous les bons conducteurs d'automobile et d'entreprises savent qu'on ne peut avoir en même temps un pied sur le frein et un sur l'accélérateur."

Généraux, traditionnels ou spécifiques, les objectifs doivent être clairs dans l'esprit de la Direction Générale. Aussi devra-t-elle définir le(s) besoin(s) client, le(s) client(s), le(s) produit(s) et sa manière de s'y adapter en permanence.

Pour mettre en place un système qualité, l'entreprise devra bien entendu choisir un modèle. Son objectif est-il la certification ISO 14001, la mise en place d'une démarche H.A.C.C.P. ou encore la mise en place d'un système qualité sur les bases de l'ISO 9002 ? A la Direction Générale de choisir son modèle.

Enfin, un responsable doit être nommé pour mener à bien le modèle précédemment choisi. Celui-ci pourra être, mais non nécessairement, le futur Responsable Assurance Qualité. De même, selon la taille de l'entreprise, une équipe, qui pourra constituer le Service Qualité, sera formée, elle pourra comprendre un conseiller extérieur en assurance qualité.

Les principales étapes

- examen de la norme choisie
- vérification de ce qui existe, donc de ce qui manque pour satisfaire les exigences de cette norme
- établir une liste préliminaire des dispositions manquantes en sondant les personnes concernées et en recueillant les différentes opinions émises
- établir une liste des procédures manquantes
- définir le cadre général du Manuel Qualité
- faire des réunions régulières de synthèse
- dresser une ébauche de ce que sera le Manuel Qualité
- préparer les procédures
- reprise et diffusion du Manuel Qualité au moins en interne pour application et rodage
- application du système (information, formation et implication du personnel)

Une fois l'application effective, il faut en permanence s'assurer de l'efficacité du système, s'assurer de sa souplesse, et l'adapter aux conditions changeantes sans oublier de vérifier son coût.

 

Structure documentaire générale d'un Système Qualité

 

D'un manière générale, la structure documentaire d'un système qualité se divise en 4 niveaux :

- le niveau 1 illustré par le Manuel Qualité qui décrit de façon adéquate le Système Qualité choisi et qui sert, en permanence, de moyen de référence pour l'application et le maintien,

- le niveau 2 représenté par les procédures qualité qui permettent de présenter de façon spécifiée ce qui doit être fait et par qui, quand où et comment cela doit être fait, quels matériels, équipements et documents doivent être utilisés et comment la maîtrise et l'enregistrements doivent être conduits,

- le niveau 3 est quant à lui représenté par les instructions, modes opératoires ou spécifications (documents qui permettent de définir clairement les opérations à réaliser pour répondre aux exigences spécifiées),

- enfin le niveau 4 constitué des enregistrements, preuves tangibles du bon fonctionnement du système.

 

d. ISO 9000 et 14000

"ISO 9000" et "ISO 14000" sont en fait deux familles de normes qui apparaissent sous ces titres génériques pour la commodité. Les deux familles sont constituées de normes et de lignes directrices se rapportant à des systèmes de management et de normes de soutien apparentées traitant de la terminologie et d’outils spécifiques, tels que l’audit (le processus qui permet de contrôler la conformité du système de management à la norme).

ISO 9000 traite principalement du "management de la qualité". La "qualité", comme la "beauté", est affaire de goût. En clair, la définition normalisée de la "qualité" dans ISO 9000 se réfère à toutes les caractéristiques d’un produit (ou d’un service) qui sont exigées par le client. "Le management de la qualité" précise ce que l’organisation fait pour assurer que ses produits sont conformes aux exigences du client.

ISO 14000 traite principalement du "management environnemental". En clair, il s’agit de ce que l’organisation fait pour réduire les effets nuisibles de ses activités sur l’environnement.

ISO 9000 comme ISO 14000 traitent de la manière de travailler d’une organisation et non directement du résultat de son travail. En d’autres termes, les deux familles traitent des processus, et non des produits, du moins, pas directement. Néanmoins, la manière dont l’organisation gère ses processus a, à l’évidence, des incidences sur son produit final. S’agissant d’ISO 9000, la série portera sur le fait de savoir si tout a été fait pour assurer que le produit satisfait aux exigences du client. Quant à ISO 14000, la série concernera le fait de savoir si tout a été fait pour assurer qu’un produit aura le moins d’incidence nuisible sur l’environnement, que ce soit lors de sa fabrication ou de son élimination, que ce soit par pollution ou par épuisement de ressources naturelles.

Toutefois, ni les normes ISO 9000 ni les normes ISO 14000 ne sont des normes de produit. Les normes de systèmes de management dans ces familles établissent les exigences de ce que l’organisation doit faire pour gérer des processus affectant la qualité (ISO 9000) ou des processus affectant les incidences des activités de l’organisation sur l’environnement (ISO 14000).

Dans les deux cas, la philosophie est définir des exigences génériques. Quelle que soit l’organisation ou ses activités, si elle désire établir un système de management de la qualité ou un système de management environnemental, ces systèmes comportent un certain nombre de caractéristiques essentielles qui sont énumérées dans ISO 9000 ou ISO 14000.