Qu’est ce que le développement durable ?

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Cette situation ne peut pas durer : les catastrophes écologiques et sanitaires montrent déjà les limites du système. Et cela ne va faire que s’aggraver : la Terre compte 6 milliards d’habitants ; en 2050, nous serons 3 milliards de plus.

Aujourd’hui, la grande majorité de l’humanité vit toujours dans la pauvreté. Des millions de femmes, d’hommes et d’enfants n’ont ni eau potable, ni électricité, ni éducation, ni assez à manger… Mais si tous les habitants de la terre vivaient comme nous, il faudrait deux planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins !

Or, nous n’avons pas de planète de rechange. Alors, comment améliorer les conditions de vie de tous les citoyens du monde sans épuiser définitivement la Terre ? Comment satisfaire les besoins des hommes d’aujourd’hui tout en léguant la Terre en bon état aux générations qui l’habiteront après nous ?

En apprenant à économiser et à partager de manière équitable les ressources, en utilisant les technologies qui polluent moins, qui gaspillent moins d’eau et moins d’énergie, et surtout en changeant nos habitudes de consommation et nos comportements. C’est cela, le développement durable. Ce n’est pas un retour en arrière, mais un progrès pour l’humanité : celui de consommer non pas moins, mais mieux. Il est devenu urgent d’agir. Nous en avons tous les moyens. Et surtout, le devoir.

Anne Jankéliowitch

 

Les actions en faveur du développement durable

Ces actions peuvent être mises en évidence à travers un certain nombre de concepts et de dispositifs accompagnant la notion de développement durable.

Bien public mondial

Ce sont des biens collectifs, propriété de l’ensemble de l’humanité (environnement mais aussi santé ou sécurité internationale) et qui ne peuvent être confiés au libre jeu du marché. La théorie économique montre que les biens collectifs engendrent des effets externes positifs et qu’ils doivent faire l’objet d’une régulation à l’échelle mondiale (accords internationaux, comme le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ou organisme international).

Principe de précaution

Apparu en France avec la loi Barnier de 1995, il est désormais inscrit dans la Constitution depuis le 1er mars 2005 à travers la Charte de l’environnement. Ce principe indique que l’absence de certitudes scientifiques ou techniques ne doit pas retarder l’adoption de mesures visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles. Ainsi, en cas de risques pour la santé ou l’environnement, les pouvoirs publics peuvent prendre des mesures sans avoir à attendre que la réalité et la gravité des risques soient établies.
Ce principe ne pose donc pas une règle d’abstention (n’autoriser que les activités humaines et les produits dont l’innocuité est scientifiquement prouvée) mais une règle d’action : les autorités doivent intervenir pour interdire ou réglementer des activités ou des développements scientifiques qui présentent des risques.

Imaginé par les signataires du sommet de Rio en 1992, cet Agenda pour le XXIe siècle rassemble une série d’actions concrètes à mettre en place dans les domaines économique, social et environnemental. Il se caractérise aussi par la participation des populations et des acteurs du développement, à chaque étape du projet (conception, mise en œuvre, évaluation). En France, cette démarche a débouché sur plusieurs Agenda 21 locaux : gestion des parcs naturels, agriculture périurbaine durable, gestion des déchets, développement des transports en commun, etc.

Source : fiches concours Actualité de la Documentation française.

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Le développement durable : une notion en débat

Certains refusent cette notion de développement durable car elle ne remet pas vraiment en question les modèles de développement économique actuels, caractérisés par la course à la production, le productivisme (agriculture), l’intégration à la sphère marchande d’un nombre toujours plus grand d’objets et d’activités.
Pour eux, il est illusoire de penser que la poursuite de la croissance aille dans le sens d’une protection de l’environnement. Ils critiquent l’idée selon laquelle l’augmentation accrue du capital (équipements, connaissances, compétences, etc.) créé par les hommes pourrait compenser les quantités moindres de capital naturel (le stock de ressources naturelles disponibles).

Certains regrettent aussi que la notion de développement durable soit devenue une notion fourre-tout, au-delà des stricts aspects environnementaux et intergénérationnels, et que les autorités l’utilisent dans de multiples circonstances.
Le développement durable recouvre ainsi le progrès social, la solidarité entre les peuples, la lutte contre la faim, l’équité sociale, le commerce équitable, une alimentation saine et adaptée, les droits de l’homme, etc. Par ailleurs, les ONG, après avoir inventé et promu le développement durable (comme le World Wide Fund for Nature par exemple), se voient peu à peu dépossédées de ce domaine par les gouvernements et les entreprises.

La notion de développement durable est finalement très ambivalente car d’un côté, elle met l’accent sur les effets négatifs du système de développement économique actuel, et, de l’autre, elle peut apparaître comme une légitimation des évolutions actuelles quitte à intégrer une dimension environnementale dans celles-ci.

Source : Fiches concours Actualité de la Documentation française.

 

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L’accord de Paris

L’Accord de Paris est soutenu par le Plan d’Actions Lima-Paris (ou LPAA, en anglais), une initiative menée par la France, le Pérou, le Secrétaire général des Nations Unies et le secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Son objectif est de promouvoir les engagements et les partenariats des villes, régions, entreprises et organisations de la société civile, souvent avec les gouvernements, qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre et renforcent la résilience face aux changements climatiques.

La vingt-et-unième session de la Conférence des Parties (COP) et la onzième session de la Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP) a eu lieu du 30 novembre au 12 décembre 2015, à Paris.

La conférence de l’ONU sur le climat s’est conclue sur l’adoption d’un accord historique pour lutter contre le changement climatique et déchaîner mesures et investissements pour un avenir résilient, durable et bas carbone.

L’objectif principal de l’accord universel est de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius et de mener des efforts encore plus poussés pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux pré-industriels. En outre, l’accord vise à renforcer la capacité à faire face aux impacts du changement climatique.

Accord sur le climat - Dec 2015

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