BTS tertiaires - Cours de Droit, Économie et Management - Culture Économique, Juridique et Managériale

La répartition des richesses au niveau mondial – La politique de cohésion européenne


I – Les inégalités mondiales – La mesure des inégalités

Il existe de nombreuses études sur cette question :

Ecodico – La mesure des inégalités envoyé par lewebpedagogique sur Dailymotion

 
Les inégalités mondiales se mesurent par le coefficient de Gini.

Selon la définition de l’INSEE , l’indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique d’inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie…). Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d’égalité parfaite où tous les salaires, les revenus, les niveaux de vie… seraient égaux. A l’autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible, celle où tous les salaires (les revenus, les niveaux de vie…) sauf un seraient nuls. Entre 0 et 1, l’inégalité est d’autant plus forte que l’indice de Gini est élevé.

Voici un aperçu  ci dessous des écarts au niveau mondial :  

Coefficients de Gini Coefficients de Gini  
 

II – La mondialisation est-elle responsable ?

Les avis sont partagés :

D’un côté on peut affirmer que la mondialisation est un facteur favorable au développement des pays du Sud, à condition qu’ils sachent en tirer parti – c’est le cas  des pays qui disposent d’institutions fortes et légitimes , qui maîtrisent les processus d’ouverture et qui adaptent des politiques internes cohérentes.  D’autres, au contraire s’engluent dans la pauvreté – dans ce cas la mondialisation semble contribuer à accentuer cette pauvreté.

Par ailleurs, les pays bénéficient de flux d’investissements directs en provenance des pays riches mais il existe à l’évidence un phénomène de file d’attente . Soulignons également que les facteurs de croissance pour les pays émergents ne sont pas équitablement répartis. La Chine s’est considérablement développée ces vingt dernières années et se taille lapart du lion mais il n’en va pas de même pour tous les pays surtout ceux qui devront probablement attendre que les premiers pays émergents contribuent à leur tour à tirer leur propre croissance.

Concernant les pays les plus pauvres, leurs revenus baissent de plus en plus.

La baisse des prix des matières premières freine les investissements directs des pays développés dans les PMA car ceux-ci deviennent moins rentables. Il en résulte une situation de crise perpétuelle et des suppressions d’emplois.

De plus, les transferts de travailleurs immigrés représentent un afflux de revenus essentiels aux pays en voie de développement. La crise économique occidentale n’arrange donc pas les choses dans la mesure où celle-ci frappe d’abord les secteurs qui emploient le plus d’immigrés tels que la construction et l’industrie.

La crise occidentale actuelle affecte également l’aide publique au développement. Même si l’ONU a déjà appelé les pays riches à ne pas sacrifier l’aide au développement, il n’en demeure pas moins que celle-ci s’en trouvent inévitablement réduite.

En bref, les effets de la mondialisation sur la réduction des inégalités de richesses entre les pays sont très ambigus. Globalement, les inégalités s’accroissent même si certains pays émergents sont parvenus à accroître leurs richesses en mettant en place les conditions d’un décollage économique par des politiques d’investissements adaptées.

En revanche les PMA restent largement sur la touche — il semble difficile dans un avenir proche d’envisager pour eux une intégration satisfaisante dans le commerce mondial. Trop de blocages économiques et sociaux handicapent leurs investissements et leur compétitivité.

 

III- Les politiques européennes de cohésion économique et sociale

Drapeau européenL’UE est une des régions les plus riches du monde – il n’en demeure pas moins que les disparités de richesses entre les nations représentent un frein à la croissance.

Les inégalités se traduisent fréquemment par l’exclusion sociale, un taux de chômage plus élevé dans certains pays surtout ceux qui souffrent  de l’héritage de leurs anciens systèmes économiques centralisés. Par exemple le Luxembourg  est plus de 7 fois plus riche que la Roumanie et la Bulgarie. Les objectifs des politiques européennes de cohésion sont donc les suivants :

1 – améliorer l’attractivité des États membres, des régions et des villes en améliorant l’accessibilité, en garantissant une qualité et un niveau de services adéquats et en préservant leur potentiel environnemental.

2 – encourager l’innovation, l’entrepreneuriat et la croissance de l’économie de la connaissance en favorisant la recherche et l’innovation, y compris les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

3 – Sur la question de l’emploi l’objectif est bien sûr d’en créer – ils doivent être plus nombreux et de meilleure qualité et attirent un plus grand nombre de personnes sur le marché du travail ou vers la création d’entreprises, en améliorant la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises et en augmentant l’investissement dans le capital humain. Ainsi, dans chaque région, des milliers de projets sont financés pour plus de croissance et d’emplois. Aider les citoyens européens à cofinancer de nombreux projets, afin de favoriser l’emploi dans les régions, telle est la mission des fonds européens.


Face aux chiffres alarmants du chômage, la Commission européenne a adopté en avril 2012 une série de mesures visant à encourager l’emploi.

La Commission préconise aux états de réduire la fiscalité du travail, d’utiliser efficacement les subventions à l’embauche et d’exploiter le potentiel de secteurs clés tels que l’économie verte, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et la santé. Pour rétablir une dynamique positive de création d’emplois, La Commission invite tous les acteurs concernés à mettre en œuvre les réformes nécessaires et permettre aux travailleurs d’être aidés pour changer d’emploi, revenir sur le marché du travail et circuler plus facilement dans l’UE. L’UE doit investir dans les compétences sur la base d’une prévision et d’un suivi plus efficaces des besoins.

4 – Concernant la santé et la sécurité au travail : La réglementation européenne a instauré, dans toute l’Union européenne :

  • L’obligation d’établir un contrat de travail écrit ;
  • La limitation de la durée de travail hebdomadaire ;
  • La protection sociale de la maternité ;
  • L’interdiction d’exposition aux radiations ;
  • L’interdiction du travail des enfants de moins de 15 ans et réglementation du travail des 15-18 ans (durée de travail, travail de nuit, repos obligatoires, etc.) ;
  • La protection contre les agents chimiques, physiques et biologiques ;
  • Le travail sur écran d’ordinateur ;
  • L’exposition à l’amiante.
La Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs (adoptée en 1989) engage les Etats membres à garantir une protection sociale, un revenu minimum et une retraite. De très nombreux secteurs ont fait l’objet de directives, de règlements et de recommandations communautaires qui harmonisent et renforcent de manière très concrète les droits des travailleurs et leur protection sur leur lieu de travail.                  

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