La répartition des richesses au niveau mondial – La politique de cohésion européenne

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III- Les politiques européennes de cohésion économique et sociale

L’UE est une des régions les plus riches du monde – il n’en demeure pas moins que les disparités de richesses entre les nations représentent un frein à la croissance.

Les inégalités se traduisent fréquemment par l’exclusion sociale, un taux de chômage plus élevé dans certains pays surtout ceux qui souffrent  de l’héritage de leurs anciens systèmes économiques centralisés. Par exemple le Luxembourg  est plus de 7 fois plus riche que la Roumanie et la Bulgarie.

Les objectifs des politiques européennes de cohésion sont donc les suivants :

1 – améliorer l’attractivité des États membres, des régions et des villes en améliorant l’accessibilité, en garantissant une qualité et un niveau de services adéquats et en préservant leur potentiel environnemental.

2 – encourager l’innovation, l’entrepreneuriat et la croissance de l’économie de la connaissance en favorisant la recherche et l’innovation, y compris les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

3 – Sur la question de l’emploi l’objectif est bien sûr d’en créer

– ils doivent être plus nombreux et de meilleure qualité et attirent un plus grand nombre de personnes sur le marché du travail ou vers la création d’entreprises, en améliorant la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises et en augmentant l’investissement dans le capital humain.

Ainsi, dans chaque région, des milliers de projets sont financés pour plus de croissance et d’emplois. Aider les citoyens européens à cofinancer de nombreux projets, afin de favoriser l’emploi dans les régions, telle est la mission des fonds européens.


Face aux chiffres alarmants du chômage, la Commission européenne a adopté en avril 2012 une série de mesures visant à encourager l’emploi.

La Commission préconise aux états de réduire la fiscalité du travail, d’utiliser efficacement les subventions à l’embauche et d’exploiter le potentiel de secteurs clés tels que l’économie verte, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et la santé.
Pour rétablir une dynamique positive de création d’emplois, La Commission invite tous les acteurs concernés à mettre en œuvre les réformes nécessaires et permettre aux travailleurs d’être aidés pour changer d’emploi, revenir sur le marché du travail et circuler plus facilement dans l’UE. L’UE doit investir dans les compétences sur la base d’une prévision et d’un suivi plus efficaces des besoins.

4 – Concernant la santé et la sécurité au travail :

La réglementation européenne a instauré, dans toute l’Union européenne :

  • L’obligation d’établir un contrat de travail écrit ;
  • La limitation de la durée de travail hebdomadaire ;
  • La protection sociale de la maternité ;
  • L’interdiction d’exposition aux radiations ;
  • L’interdiction du travail des enfants de moins de 15 ans et réglementation du travail des 15-18 ans (durée de travail, travail de nuit, repos obligatoires, etc.) ;
  • La protection contre les agents chimiques, physiques et biologiques ;
  • Le travail sur écran d’ordinateur ;
  • L’exposition à l’amiante.

La Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs (adoptée en 1989) engage les Etats membres à garantir une protection sociale, un revenu minimum et une retraite.
De très nombreux secteurs ont fait l’objet de directives, de règlements et de recommandations communautaires qui harmonisent et renforcent de manière très concrète les droits des travailleurs et leur protection sur leur lieu de travail.

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