Les principaux pôles de croissance dans le monde – Analyses du sous développement

... suite



4 – Les PECO

Les Pays d’Europe centrale et orientale (PECO) sont une notion qui regroupe depuis les années 1990 les anciens pays communistes du centre et de l'Est de l’Europe

  • les 4 de Visegràd
    • Pologne
    • République tchèque
    • Slovaquie
    • Hongrie
  • les anciennes républiques soviétiques baltes
    • Estonie
    • Lettonie
    • Lituanie
  • les anciennes républiques soviétiques slaves
    • Biélorussie
    • Ukraine
    • Russie
  • les anciennes républiques yougoslaves
    • Slovénie
    • Croatie
    • Bosnie-Herzégovine
    • Serbie
      • Kosovo
    • Monténégro
    • Macédoine
  • les autres pays d'Europe orientale
    • Albanie
    • Roumanie
    • Moldavie
    • Bulgarie

 

II – Les analyses du sous-développement

Comment expliquer le sous-développement ? Plusieurs analyses divergentes existent, qui s’efforce de fournir une explication plausible : on trouve :.

  • l’analyse libérale
  • L’analyse du sous développement en terme de retard.
  • l’analyse qualifiée de « moderniste ».
  • l’analyse marxiste en terme de dépendance et de domination.

A — L’analyse libérale du sous-développement

On connaît le point de vue des libéraux sur cette question :

L'existence d'un marché mondial caractérisé par une assez grande liberté de circulation des marchandises et une concurrence incontestable, devrait permettre à chaque pays de se spécialiser dans là où les productions pour lesquelles il est le mieux placé.
On retrouve ici la théorie de David Ricardo sur la division internationale du travail (voir chapitre 1: les fondements du commerce international).
En bref, grâce à l'échange international, chaque pays devrait pouvoir s'approvisionner au meilleur compte, et,de cette manière, les progrès économiques des uns devraient pouvoir se diffuser auprès des autres via le commerce mondial.
Or, manifestement, un tiers au moins de l'humanité est exclu de ce développement. Dès lors, les libéraux ont le choix entre deux explications.

1 — les facteurs spécifiques

Le premier facteur consiste à expliquer l'absence ou l'insuffisance de développement par des raisons climatiques, religieuses, culturelles, etc….
On a vu ainsi apparaître toute une littérature sur l'absence de mentalité d'entreprise, sur le poids des traditions ou même encore sur le caractère conservateur de telle ou telle religion dans les pays sous-développés — on a même placé les pauvres vaches sacrées de l'Inde sur le banc des accusés du blocage du progrès (en même temps que la circulation automobile !).

Il est évident que de telles explications n'expliquent rien : les mentalités où les comportements religieux sont autant le fruit des circonstances économiques que l'inverse.
Quant à l'esprit d'entreprise, il ne naitt que lorsque les conditions le permettent : à quoi bon entreprendre quand rien ne peut réussir ? Jacques Austruy a montré de façon convaincante (dans « le scandale du développement ») tout comme John K. Galbraith (dans « théorie de la pauvreté de masse ») que lorsque les tentatives de changement sont à peu près condamnées à échouer, l'attitude la plus rationnelle consiste à ne rien faire.

En clair, expliquer l'absence de développement par tel ou tel facteur sociologique, c'est en fait expliquer l'absence de développement…… par l'absence de développement, dans la mesure où les facteurs sociologiques en question sont souvent le fruit de l'absence de développement ! ! .