Facteurs d’explication de la croissance – fluctuations et cycles économiques

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– Actuellement
« La France est engagée depuis plusieurs années dans une politique volontariste de réduction de son déficit budgétaire. Celui-ci se situait à 7,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009 et à 4,3 % en 2013.
Aujourd’hui, en 2018 , le déficit public de la France est attendu à 2,6% du produit intérieur brut (PIB).
Une politique de maîtrise des déficits et de la dette publique nécessaire mais très coûteuse : selon les calculs de l’OFCE, l’effet restrictif de l’austérité budgétaire a atteint un niveau comme on n’en pas connu au cours des quarante dernières années, y compris dans les années 1990 lorsqu’il avait fallu s’adapter aux critères de convergence de Maastricht.
Or, en dépit de cet effort historique, qui va être prolongé jusqu’en 2017 avec les 50 milliards d’économies dont le gouvernement va bientôt donner le détail, la France a du mal à réduire son déficit : 4,8 % du PIB en 2012, 4,3 % en 2013,2,6 % en 2018 –  la réduction est lente.
Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que la France, comme tous les autres pays, a sous-estimé les conséquences négatives de l’austérité sur la croissance. Il semblerait bien que lorsque l’on engage une politique visant à gagner 1 point de déficit, on tue la croissance de plus d’un point. Du coup, les recettes fiscales ne rentrent plus aussi bien qu’avant et on a du mal à réduire le déficit, ce qui réclame encore davantage d’austérité et donne encore plus de mal à réduire le déficit. »
Source – Alternatives économiques

 

C — Les déterminants des évolutions conjoncturelles

Le premier de ces déterminants est constitué par l’ensemble des politiques conjoncturelles suivies par les états. Mais il y en a d’autres : baisse de la consommation (perte de pouvoir d’achat, chute de la confiance..), mouvements sociaux, événements accidentels (climatiques, politiques, attentats…). La phase de récession du cycle long accentue les dégradations conjoncturelles ou diminue l’intensité des reprises.

En général, il y a un décalage de conjoncture entre les pays . Ce décalage s’explique, notamment, par la diversité des politiques conjoncturelles suivies. La réduction de ce décalage est une caractéristique de l’économie mondiale au début du XXIe siècle. Elle s’explique, d’une part, par la corrélation des marchés financiers et, d’autre part, par un rapprochement des politiques économiques.

Cette synchronisation est particulièrement nette au sein de l’Union européenne et, plus particulièrement, de la zone euro. Mais la convergence des taux d’intérêt et des cours boursiers sur les marchés internationaux de capitaux contribuent au rapprochement des économies de tous les pays industrialisés.


* (auteur inconnu – image publiée sous réserve)

 

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