Qu’est ce qu’un bien public mondial ?

... suite

Source Marie Laure Urvoy Shangare – http://www.institut-gouvernance.org/fr/analyse/fiche-analyse-34.html

 

III – La notion de bien public mondial fait apparaître la nécessité d’une  nouvelle articulation entre la sphère marchande et la sphère publique.

Les questions non résolues sont nombreuses :

Quelles sont les priorités en terme de financement public ?

Les cadres des négociations actuelles sont-ils bien adaptés ? par exemple « L'expérience du Sommet mondial du développement durable à Johannesburg démontre que les accords obtenus dans l'enceinte officielle des négociations ne sont bien souvent que le reflet du "plus petit dénominateur commun" des parties prenantes et restent fortement marqués par la suspicion mutuelle, les asymétries de pouvoir, la poursuite des intérêts nationaux et l'hégémonie de la justification économique. »
Sophie Toyer

Faut-il centraliser ou décentraliser les processus de décision et les négociations ?

Il est certain que les préférences locales seraient mieux respectées dans le cadre d’une décentralisation. D’un autre coté l’obtention de consensus à un niveau centralisé serait l’idéal , utopique peut être, mais idéal.

En fait, il n’existe pas de recette miracle dans la mesure ou chaque bien public mondial nécessite une recherche de combinaison optimale entre des solutions centralisées et décentralisées.

L’exemple de l’accès aux soins illustre assez bien cette question :

« Si l'accès aux soins essentiels est reconnu comme un bien public mondial, alors certes la création d'un fonds mondial pour la santé, qui financerait la recherche sur les maladies orphelines et qui gérerait les campagnes de vaccination, devrait être envisagée. Mais les solutions s'orientent aussi aujourd'hui vers un meilleur partenariat avec le secteur privé des industries pharmaceutiques par le biais d'une réforme de la structuration des marchés et des droits de propriété intellectuelle. Elles exigent donc que certaines règles existantes du commerce mondial puissent être renégociées et aménagées. »
Sophie Toyer

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *