BTS tertiaires - Cours de Droit, Économie et Management - Culture Économique, Juridique et Managériale

Les principaux pôles de croissance dans le monde – Analyses du sous développement


Idée de départ : Le monde  semble divisé en deux :

  • D’un côté les Pays Développés avec l’Amérique du Nord, l’Europe, le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande. Puisqu’ils sont presque tous dans l’hémisphère nord, on parle des pays du Nord.
  •  De l’autre les Pays en Développement, que l’on appelle aussi pays du Sud, Tiers-monde ou Pays en Voie de développement.

I – Le constat – les inégalités de développement

Les personnes les plus pauvres représentaient 38% de la population mondiale en 1970. Elles sont un peu moins de 20% aujourd’hui. Il y donc une tendance à la réduction de la pauvreté dans le monde.

Malheureusement, l’évolution varie d’un continent à l’autre. Parmi les Pays En Développement, certains voient leur situation s’améliorer. C’est le cas de l’Asie qui connait un développement économique et un enrichissement relatif de ses habitants. D’autres sont encore dans une extrême pauvreté.

Le classement peut s’effectuer aujourd’hui de la façon suivante :

1-La Triade : Les Etats-Unis, le Japon et l’UE fournissent les 2/3 de la production et des échanges de la planète. Cette Triade possède les principales places financières (Wall Street, Tokyo) et oriente l’économie mondiale (le G8, le Davos). Dans chacun de ces ensembles se trouve une des trois mégalopoles planétaires. C’est là où l’on trouve les principales FMN (Firmes Multinationales).

2 -Les pays émergents

C’est à proximité des pôles de la Triade qu’on trouve les pays émergentes. Il s’agit des NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) et des NPIA (Nouveaux Pays Industrialisés Asiatiques). Ces espaces se polarisent autour de grandes villes. La main-d’œuvre y est souvent bon marché et docile. Ainsi, l’Asie du Sud-Est a profité de sa proximité du Japon. Parmi les NPIA, les quatre dragons furent les premiers à se constituer. (Taïwan est, par exemple, le troisième exportateur mondial d’électronique.) Aujourd’hui leur production se délocalise chez les « bébés tigres ». On pourrait comparer cette situation avec les maquiladoras au Mexique, ou avec les littoraux du Maghreb.

Liste des pays émergents : Mexique, Brésil, Argentine, Venezuela, Colombie, Chili, Pérou, Chine, Corée du Sud, Inde, Taïwan, Indonésie, Thaïlande, Hong Kong, Malaisie, Pakistan, Philippines, Singapour, Russie, Turquie, Pologne, République tchèque, Hongrie, Afrique du Sud, Egypte, Israël, Arabie Saoudite.

Cette liste regroupe tous les pays qui sont qualifiés d’émergents mais dont la qualité d’émergents n’est pas reconnue par tous. C’est le cas, notamment, de l’Egypte, du Pérou, du Pakistan, des Philippines qui ne sont pas considérés par tous comme ayant une économie émergente. A contrario, Hong Kong, Israël et Singapour sont plutôt considérés par certains comme faisant partie des économies développées.

Parmi ces pays émergents, 5 pays sont désormais qualifiés de " puissances émergentes" :

      Les cinq grandes puissances émergentes
:

Les BRICS (Le terme BRIC est un acronyme qui désigne les 4 puissances économiques émergentes que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine) Depuis 2011, on parle maintenant des pays du BRICS car l’Afrique du Sud s’est joint à ce regroupement de pays à forte croissance économique.Selon le FMI, les BRICS sont à l’origine de 60% de la croissance économique mondiale.
Cependant, bien que la croissance de ces pays reste supérieure aux pays développés, elle subit un ralentissement depuis quelques années.
Si la tendance à la baisse n’est pas circonscrite aux seules économies émergentes, le ralentissement de l’économie chinoise, plus marqué que prévu, explique en grande partie cette dynamique négative. Plus largement, les économies des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), hier porteuses d’espoir, sont aujourd’hui en panne et la cohérence même de leur acronyme est remise en cause.


3 – Les pays les moins favorisés

Les pays les moins favorisés sont les PVD (Pays en Voie de Développement) et les PMA (Pays les Moins Avancés). C’est en Amérique centrale, en Asie centrale et sur le continent africain, qui est le moins intégré à la mondialisation, qu’on les trouve. Ils sont le plus souvent handicapés par des guerres, des dettes importantes et des difficultés d’organisations internes.

Travail des enfants: le dilemme de la pauvreté Envoyé par cosmauxpolis sur Youtube. L’Organisation Internationale du Travail estime que, un peu partout dans le monde, plus de 211 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans sont contraints de travailler. Il s’agit d’un phénomène planétaire


4 – Les PECO

Les Pays d’Europe centrale et orientale (PECO) sont une notion qui regroupe depuis les années 1990 les anciens pays communistes du centre et de l’Est de l’Europe

  • les 4 de Visegràd
    • Pologne
    • République tchèque
    • Slovaquie
    • Hongrie
  • les anciennes républiques soviétiques baltes
    • Estonie
    • Lettonie
    • Lituanie
  • les anciennes républiques soviétiques slaves
    • Biélorussie
    • Ukraine
    • Russie
  • les anciennes républiques yougoslaves
    • Slovénie
    • Croatie
    • Bosnie-Herzégovine
    • Serbie
      • Kosovo
    • Monténégro
    • Macédoine
  • les autres pays d’Europe orientale
    • Albanie
    • Roumanie
    • Moldavie
    • Bulgarie

II – Les analyses du sous-développement

Comment expliquer le sous-développement ? Plusieurs analyses divergentes existent, qui s’efforce de fournir une explication plausible : on trouve :.

  • l’analyse libérale
  • L’analyse du sous développement en terme de retard.
  • l’analyse qualifiée de « moderniste ».
  • l’analyse marxiste en terme de dépendance et de domination.

A — L’analyse libérale du sous-développement

On connaît le point de vue des libéraux sur cette question :

L’existence d’un marché mondial caractérisé par une assez grande liberté de circulation des marchandises et une concurrence incontestable, devrait permettre à chaque pays de se spécialiser dans là où les productions pour lesquelles il est le mieux placé.
On retrouve ici la théorie de David Ricardo sur la division internationale du travail (voir chapitre 1: les fondements du commerce international). En bref, grâce à l’échange international, chaque pays devrait pouvoir s’approvisionner au meilleur compte, et,de cette manière, les progrès économiques des uns devraient pouvoir se diffuser auprès des autres via le commerce mondial.
Or, manifestement, un tiers au moins de l’humanité est exclu de ce développement. Dès lors, les libéraux ont le choix entre deux explications.

1 — les facteurs spécifiques

Le premier facteur consiste à expliquer l’absence ou l’insuffisance de développement par des raisons climatiques, religieuses, culturelles, etc….
On a vu ainsi apparaître toute une littérature sur l’absence de mentalité d’entreprise, sur le poids des traditions ou même encore sur le caractère conservateur de telle ou telle religion dans les pays sous-développés — on a même placé les pauvres vaches sacrées de l’Inde sur le banc des accusés du blocage du progrès (en même temps que la circulation automobile !).

Il est évident que de telles explications n’expliquent rien : les mentalités où les comportements religieux sont autant le fruit des circonstances économiques que l’inverse.
Quant à l’esprit d’entreprise, il ne naitt que lorsque les conditions le permettent : à quoi bon entreprendre quand rien ne peut réussir ? Jacques Austruy a montré de façon convaincante (dans « le scandale du développement ») tout comme John K. Galbraith (dans « théorie de la pauvreté de masse ») que lorsque les tentatives de changement sont à peu près condamnées à échouer, l’attitude la plus rationnelle consiste à ne rien faire.

En clair, expliquer l’absence de développement par tel ou tel facteur sociologique, c’est en fait expliquer l’absence de développement…… par l’absence de développement, dans la mesure où les facteurs sociologiques en question sont souvent le fruit de l’absence de développement ! ! .


2 — La thèse de Rostow


L’économiste américain Rostow a soutenu la thèse que tout pays passe par 5 stades successifs au cours de sa vie économique : 
  1. Première étape : la société traditionnelle. « Travail et terre ». La société traditionnelle se caractérise par la prédominance de l’activité agricole et une très faible productivité.
  2. Deuxième étape : le pré-décollage. Cette phase se caractérise par l’apparition d’entrepreneurs capables d’innover.
  3. Troisième étape : le décollage. Le décollage se caractérise par une augmentation du taux d’investissement qui passe de 5 à 10 % du PNB. D’après Rostow, cela aurait été le cas de la France de 1830 à 1870 et du Japon de 1885 à 1905.
  4. Quatrième étape : le passage à la maturité. Il se caractérise par une nouvelle augmentation du taux d’investissement qui passe de 10 % à 20 % du PNB ainsi que par l’apparition de nouveaux secteurs économiques.
  5. Cinquième étape : la société de consommation de masse. Elle se caractérise par une grande diversification de la production et un ralentissement de la croissance. .

.

Cette thèse a été très critiquée pour différentes raisons :

Tout d’abord, la thèse de Rostow se repose sur une vision linéaire de l’histoire qui est assez contestable :

Les bons sont les Américains (modèle de société de consommation de masse à atteindre) qui montrent la voie.
Les États-Unis préfigurent donc ce que seront, tôt ou tard, l’ensemble des pays du monde.
Pour certains, la théorie de Rostow serait, dans le domaine du développement, l’équivalent de ce que soutenait Frédéric Taylor dans le domaine de l’organisation du travail : pour chaque problème, il existe une « one best way » c’est-à-dire une seule et bonne solution.

Ensuite, pour Rostow , l’histoire se déroule de façon implacable. On ne brûle pas les étapes, dit Rostow. Chaque pays doit passer par un certain nombre de stades un peu comme un homme avant d’être adulte. Or ce n’est pas ainsi que les choses se passent : les structures sociales, pas plus que l’environnement économique des pays que l’on appelle aujourd’hui sous-développés, ne sont analogues à celles des pays européens du XVIIe siècle. Ces pays ne sont pas simplement en retard, ils sont différents. Lorsque notre pays était — pour reprendre le vocabulaire de Rostow “au stade de la transition”, il n’existait pas de marché mondial, ni de division internationale du travail au sein de laquelle nous aurions produit des matières premières pour d’autres pays. Nous n’avions pas affaire à des ennemis potentiels dotés d’armes atomiques ou de chasseurs-bombardiers, nous n’avions pas de colonisateurs ayant marqué nos pays de leurs empreintes. Pour résumer, l’Inde des années 2000 n’est pas analogue à la France de 1750 !

– Enfin, la plupart des spécialistes du développement montrent que les conditions économiques d’un « démarrage » sont aujourd’hui bien plus difficiles à réunir qu’au siècle dernier, et le deviennent davantage au fur et à mesure que les pays développés avancés modèlent le marché mondial — il n’est en effet plus question aujourd’hui de produire du fer dans des forges plus ou moins artisanales comme il en existait le long de bien des cours d’eau en France au XVIIIe siècle.

Comme on le voit, l’analyse libérale incite à la prudence puisque la seule attitude rationnelle est d’attendre que le pays parcourt les étapes de la croissance économique. L’analyse libérale fait confiance à dynamique du marché de la concurrence pour provoquer les changements nécessaires dans les pays concernés, et ces changements, estime-t-elle, finiront tôt ou tard par se produire. Le sous-développement se résorbera de lui-même !

Cette analyse est née des insuffisances de l’analyse précédente et du refus de certains de se situer dans l’un des deux courants idéologiques qui, aujourd’hui, inspirent la plupart des analyses, à savoir le courant libéral et le courant marxiste. L’idée de base de cette analyse consiste à dire qu’une économie sous-développée n’est pas seulement une économie moins développée mais qu’il s’agit d’une économie dont la structure est différente.

Par conséquent, pour analyser le sous-développement, il convient de mettre en évidence les éléments de cette structure caractéristique. Pour les tenants de cette thèse la spécificité des structures des pays en voie de développement tient dans le

dualisme, l’excentration, et la domination.

Ce qui frappe, dans une économie sous-développée, c’est la juxtaposition du moderne le plus moderne et du traditionnel le plus traditionnel. L’eau courante n’existe pas dans tous les villages mais les téléphones portables marchent bien.
Tout se passe comme si deux mondes se juxtaposaient : l’un marqué par la modernité, l’autre par la tradition.
Ces deux mondes ne sont pas complètement étrangers l’un à l’autre : les femmes de ménage qui entretiennent les appartements climatisés ou les bureaux de l’administration vivent dans les habitations traditionnelles.
Mais ces deux mondes n’entretiennent que très peu de relations. Entre les cadres de la haute administration, complètement intégrés au mode de vie occidentale, et le reste de la population, en général attachée à un mode de vie rural, le divorce est complet. Ce phénomène est qualifié de« dualisme ».

Le dualisme a des conséquences très importantes dans la mesure où il entraîne la non-intégration économique.
Dans une économie développée, le secteur productif est généralement composé de plusieurs branches (par exemple, l’agriculture, l’industrie, les services) qui entretiennent d’étroits rapports commerciaux – chacune fournit aux autres les produits ou les services nécessaires à sa propre production. Dans les pays en voie de développement, au contraire, chaque branche a tendance à acheter à l’étranger ses consommations intermédiaires, faute de trouver dans le pays même ce dont elle a besoin.

De plus, dans une économie sous-développée, lorsqu’une branche connaît un mouvement de croissance, elle ne le transmet pas aux autres branches, mais à ses fournisseurs étrangers ! Pour les tenants de la thèse « moderniste », c’est le dualisme qui provoque ce phénomène. Ce terme recouvre une réalité très simple : dans un pays en voie de développement, la production nationale n’est généralement pas destinée à satisfaire les besoins du pays lui-même, mais est destiné à être exportée sur le marché mondial.
Il s’agit là d’une conséquence historique de la colonisation dans la mesure où, le plus souvent, le rôle des colonies était de fournir les matières premières dont la métropole avait besoin.
C’est ainsi que se sont constitués les grands secteurs d’exportation, soit de produits agricoles, soit de produits minéraux. Certes, en théorie, cette spécialisation n’est pas forcément nuisible : le pouvoir d’achat procuré par ces exportations peut servir à acheter ce que le pays ne produit pas par lui-même et dont il peut avoir besoin.

Mais, dans la pratique, il n’en est pas ainsi, et cela pour trois raisons : .

Première raison : la production est imposée

En général, les pays sous-développés n’ont guère le choix.
Par exemple, la Zambie n’est pas libre de produire ou de ne pas produire du cuivre. Ce dernier représente plus de 60 % de ses ressources d’exportation – le pays est donc contraint d’essayer d’en vendre le plus possible. Or, la concurrence entre les fournisseurs pousse certains pays, pour survivre, à continuer à produire à prix bas ce qui accentue la pression à la baisse sur les salaires. L’excentration a donc provoqué une exploitation de la main-d’oeuvre locale et un appauvrissement croissant.

Deuxième raison : l’excentration accentue la dépendance

Beaucoup de pays en voie de développement sont confinés dans des mono-productions destinées au marché mondial.
Du même coup, ils sont très dépendants des fluctuations de prix ou de débouchés sur le marché mondial.
Par exemple, en Afrique, seule la côte est dotée d’infrastructures dignes de ce nom et les voies de communication à l’intérieur du continent n’existent que lorsqu’elles se révèlent nécessaires pour évacuer telle ou telle ressource destinée au marché mondial.

L’excentration modèle ainsi toute la structure économique du pays : production, salaires, prix, infrastructures.

Troisième raison : la domination

 Il s’agit tout d’abord d’une domination économique. En effet, la plupart des firmes du secteur moderne, qui fournissent la quasi-totalité des recettes fiscales et des ressources en devises, sont des filiales de firmes étrangères. Les investissements dépendent donc de la stratégie internationale de ces firmes.

La domination est ensuite technologique : la plupart des brevets, des techniques, des secrets de fabrication, des techniques de gestion sont importés de pays étrangers.

La domination est enfin culturelle : dans la plupart des pays en voie de développement, les nouvelles internationales, les bandes dessinées, les films et même les concerts ou manifestations culturelles proviennent d’occident.

B : l’analyse marxiste

 Dans ses grandes lignes, l’analyse marxiste ne désavoue pas l’analyse moderniste. Elle s’efforce cependant d’aller plus loin et de montrer que les trois caractéristiques structurelles mises en évidence par l’analyse moderniste ne sont pas indépendantes l’une de l’autre.

Pour les tenants de l’analyse marxiste, le sous-développement doit être analysé d’une part comme un phénomène de dépendance des pays en voie de développement vis-à-vis des pays développés et d’autre part comme un phénomène historiquement daté qui a pris naissance avec le colonialisme. L’analyse marxiste met l’accent sur un certain nombre d’éléments :

L’analyse marxiste estime que le dualisme n’est qu’une apparence et que, en réalité, le secteur qualifié de “moderne” repose sur le secteur qualifié de « traditionnel ». Il s’agit de ce que l’on appelle « l’inégalité des termes de l’échange ».

 Les pays sous-développés sont de plus en plus intégrés au marché mondial. Ils y jouent un rôle essentiel en raison du bas prix de la main-d’oeuvre. La main-d’oeuvre locale et payer à la limite de la subsistance et, du même coup, le surplus que pourrait faire naître le travail de la main-d’oeuvre locale est ristourné, pour une part aux propriétaires du capital sous forme de profits plus élevés et pour une autre part aux consommateurs des pays développés sous forme de bas prix de vente.

En clair, les travailleurs des pays en voie de développement sont incapables, avec leurs salaires de misère, d’acheter plus que le strict minimum vital et ne fournissent ainsi donc aucun débouché intéressant pour une industrie locale

. Pour l’analyse marxiste, les bas salaires sont donc une forme de pillage international dans la mesure où le surplus est transféré à d’autres qu’à ceux qui produisent et dans la mesure où cela provoque un blocage à toute forme d’autodéveloppement.

– Le rôle de la bourgeoisie locale :
Pour les marxistes, cette bourgeoisie locale a donc intérêt à ce que le chômage, source de bas salaires, se maintienne, puisque sa richesse et ses privilèges en dépendent. C’est ainsi que, dans la plupart des pays du tiers-monde, règne une inégalité beaucoup plus grande que chez nous. Pour les marxistes, le dualisme qui frappe tant les observateurs n’en est pas un : ce sont les différentes facettes d’une même réalité, celle de l’exploitation des forces de travail d’une main-d’oeuvre prolétarienne.

©Avec l’aimable autorisation d’ Alternatives Economiques Déchiffrer l’economie Ouvrage de Denis Clerc

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